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M clôturait la première partie de sa tournée ce vendredi 18/12 à l’AB. Visiblement bien décidé à terminer ce premier round comme il se doit. Il l’annonca d’ailleurs dès l’entame du concert: “ça sent la teuf!”. Le concert n’avait pas démarré depuis 15 minutes qu’il  descendait de la scène, guitare à la main, pour se promener dans la foule et s’arrêter quelques instants pour jouer à quelques centimètres de nous… Il n’en fallait pas plus pour faire monter la température dans la salle. Le public conquis était bien décidé à hurler sa joie d’être là.

Photo by @Kmeron

Photo by @Kmeron

La bonne humeur se voyait aussi chez les musciens. Le batteur a passé une bonne partie du concert à gesticuler, sautiller et danser sans compter. Trois membres du groupes n’ont pas hésité à faire du “crowd-surfing” sur le morceau “hold up”.

Photo by @Kmeron

Photo by @Kmeron

M a fait le spectacle. Habillé de lumière dans un costume à la Elvis, il a occupé la scène et fait participer le public sur quasi tous les morceaux, non sans humour parfois. Jusqu’à faire monter des gens sur scène et à jouer de la guitare avec une fan toute surprise d’être là.

Photo by @Kmeron

Photo by @Kmeron

Après l’avoir vu lors de sa tournée précédente à Forest National, j’avais quelques a priori lié à ma déception d’alors. Après 2h20 d’un concert survitaminé, je serai un des premiers à acheter ma place pour son prochain passage. Il est magnifique d’assister à une telle débauche d’énergie et de générosité: voilà un artiste qui a réellement “donné” quelque chose à son public.

(photos: @Kmeron )

Ce sera une version rose pour cette édition… On risque pas de le rater dans les étalages!

Pour rappel, elle sera en venter en mars 2010.

couverture réussir son site web en 60 fiches

Google a récemment opéré deux changements intéressants sur sa fameuse page d’accueil:

  1. L’agrandissement de la taille de son champ de recherche (septembre 2009)
  2. Le “fade-in effect” ou l’apparition progressive de certains éléments de l’interface (décembre 2009)

Ces deux modifications graphiques, aussi légères soient-elles, montrent qu’il est toujours possible d’améliorer une interface. Aussi célèbre et intuitive qu’elle puisse être: qui a fait mieux que Google en terme de simplicité d’usage pour la recherche?

Le “fade in” m’intéresse beaucoup: c’est une innovation toute simple. Tellement qu’apparemment personne n’y avait pensé. Il s’agit de montrer d’abord à l’utilisateur ce qui “compte” dans l’interface: le champ de recherche et les boutons associés. Ensuite, si la souris bouge, le reste des liens, eux secondaires, est affiché.

C’est une manière d’à la fois réaffirmer son identité (“Google=recherche”) et de montrer au visiteur où est l’élément clé de la page.

Google explique sur son blog qu’ils sont d’abord passés par des tests. Au total, plus de 10 variantes ont été créées, et au final, une version a été conservée. Sa valeur ajoutée? Elle accélère le temps mis pour faire une première action (le “time to first action”).

Des petits aménagements qui améliorent toujours plus la qualité de l’interface tout en donnant l’impression de ne rien modifier de fondamental. C’est pas ça le génie?

Dunod nous a contacté, Jean-Marc et moi, pour préparer une troisième édition de “Réussir son site web en 60 fiches“. La précédente édition s’est bien vendue et le stock sera bientôt épuisé. Ce n’est bien sûr pas un Eric Emmanuel Schmitt, mais compte-tenu de l’audience visée et de l’absence quasi totale de  promotion, c’est une jolie réussite.

Nous livrerons ces jours-ci le manuscrit de cette troisième édition. On garde bien sûr les fondamentaux qui font la pérennité de l’ouvrage: des fiches claires, accompagnées de deux études de cas, de chiffres et à l’occasion d’outils.

Quant à l’audience visée, elle reste la même: chefs de projet internet/intranet, commanditaires, webmasters, designers ou surfeurs critiques. Loin des buzz, des coups de pubs et de marketing, cet ouvrage est avant tout un condensé ce qui fait qu’un site est dit “professionnel”.

L’ouvrage devrait sortir au courant du mois de mars 2010 (à confirmer). Si vous ne nous avez pas encore lu, ce sera sans doute le moment.

Jean-Marc publie sur son site un poster bien utile pour se rappeller les fondamentaux du référencement. A sauvegarder, à envoyer ou à afficher: faites-en bon usage!

Une claque. Revoir les Pixies sur scène 20 ans après le mythique “Doolittle” comportait certains risques. On ne peut évacuer de son esprit l’objectif forcément pécunier derrière une tournée comme celle-là. Les Pixies touchent le jackpot assuré et pourraient se contenter d’un service minimal…
Nous étions tous heureux d’être contredit: le concert fut un belle démonstration de force. Vingt ans après, les quatre de Boston on livré une solide prestation et prouvé une fois de plus l’intemporalité de leur musique. Détendus, se permettant plusieurs secondes de pause entre chaque chanson, ils ont enchaîné les morceaux et progressivement mis le feu à la salle. “Tout le contraire de frimeurs”, comme l’a dit mon pote de Seb. Et c’est ça qui impressionne: la sobriété de l’attitude qui contraste avec la puissance dégagée par le groupe.
En débutant le concert par cinq B-Sides”, la prise de risque était pourtant maximale: qui peut se permettre ce genre de choses aujourd’hui? L’enchaînement avec “Doolittle” n’en fut que plus fort: lorsque les écrans affichent grand le titre de l’album, un frisson parcoure la salle. “Debaser” ouvre les hostilités, sur “Tame” on se dit que Frank Black ne ménage pas ses efforts et “Wave of Mutilation” installe définitivement le concert. On notera au passage une interprétation ciselée de “Dead” et un “Gouge Away” qui fait hurler la salle.
Petite frayeur à la clôture de “Doolittle”: vont-ils revenir? Les deux rappels magnifiques vont transformer le concert et lui donner une dimensions supplémentaire. “Into The White”, une face B, est un poing dans la figure, un “prend ça dans ta gueule!”: bouche bée, des milliers de fans sont hypnotisée par la prestation de Kim Deal.
Et pour finir, celui qu’on osait pas espérer: “Where Is My Mind?”… Qui transforme définitivement le concert en cérémonie des années
La carrière du groupe fut courte et nombreux sont ceux qui n’ont pu voir ces pionniers sur scène

Une claque. Revoir les Pixies sur scène 20 ans après le mythique “Doolittle” comportait certains risques. On ne peut évacuer de son esprit l’objectif forcément pécuniaire derrière une tournée comme celle-là. Les Pixies touchent le jackpot assuré et pourraient se contenter d’un service minimal…

Nous étions tous heureux d’être contredit: le concert fut un belle démonstration de force. Vingt ans après, les quatre de Boston on livré une solide prestation et prouvé une fois de plus l’intemporalité de leur musique. Détendus, se permettant plusieurs secondes de pause entre chaque chanson, ils ont enchaîné les morceaux et progressivement mis le feu à la salle. “Tout le contraire de frimeurs“, comme l’a dit mon pote Seb. Et c’est ça qui impressionne: la sobriété de l’attitude qui contraste avec la puissance dégagée par le groupe.

En débutant le concert par cinq B-Sides”, la prise de risque était pourtant maximale: qui peut se permettre ce genre de choses aujourd’hui? L’enchaînement avec “Doolittle” n’en fut que plus fort: lorsque les écrans affichent grand le titre de l’album, un frisson parcoure la salle. “Debaser” ouvre les hostilités, sur “Tame” on se dit que Frank Black ne ménage pas ses efforts et “Wave of Mutilation” installe définitivement l’ambiance. On notera au passage une interprétation ciselée de “Dead” et un “Gouge Away” qui fait hurler la salle.

Petite frayeur à la clôture de “Doolittle”: vont-ils revenir? Les deux rappels magnifiques vont donner une dimension supplémentaire au concert. “Into The White”, une face B, est un poing dans la figure, un “prend ça dans ta gueule!”: bouche bée, des milliers de fans sont absorbés par la prestation hypnotique de Kim Deal. La suite des rappels se fait toutes lumières allumées:  fini le strass et les paillettes, on est dans le vif du sujet.

Et pour finir, celui qu’on osait pas espérer: “Where Is My Mind?”… Standing ovation, “ouhouh” qui flottent dans l’air bien après la fin du morceau: le concert est une cérémonie…

Autres infos sur le concert:

La tracklist du soir (via ichris)

  • 01 Dancing The Manta Ray
  • 02 Weird At My School
  • 03 Bailey’s Walk
  • 04 Manta Ray
  • 05 Debaser
  • 06 Tame
  • 07 Wave Of Mutilation
  • 08 I Bleed
  • 09 Here Comes Your Man
  • 10 Dead
  • 11 Monkey Gone To Heaven
  • 12 Mr. Grieves
  • 13 Crackity Jones
  • 14 La La Love You
  • 15 No. 13 Baby
  • 16 There Goes My Gun
  • 17 Hey
  • 18 Silver
  • 19 Gouge Away

Encore 1

  • 20 Wave Of Mutilation (UK Surf)
  • 21 Into The White

Encore 2

  • 22 U-Mass
  • 23 Vamos
  • 24 Gigantic
  • 25 Where Is My Mind?

De très belles photos sur Flickr

Des excellentes vidéos du concert sur YouTube, dont Where Is My Mind:

06 Oct, 2009

Premier marathon terminé

Posted by: Gaetano In: Run!

J’ai terminé mon premier marathon dimanche. Dans la souffrance et la douleur, mais aussi l’extase. C’est à nouveau mon ami Seb qui est derrière cette petite performance.

Pour l’extase, je ne trouverai pas meilleure vidéo que celle-ci pour l’expliquer. Franchement, quand je la regarde maintenant, j’en ai des frissons:

Pour la douleur, c’est comme ça que je suis pour l’instant :-)

Le 9 septembre dernier, Google annonçait avoir agrandi la taille de la police de caractère de son champ de recherche. Les changements dans l’écran de recherche du géant de l’internet sont si peu fréquents qu’ils sont remarqués… Et c’est Marrissa Mayer elle-même, Vice President Google, qui l’annonce.

Plus qu’un changement esthétique, cette légère modification est pour moi significative d’une tendance lourde : l’agrandissement des polices de caractères. Et je compte bien l’utiliser comme argument dans mon travail : trop souvent on cède au souci esthétique de la petite police. Et c’est avec ironie  – « achète toi des lunettes ! » – que l’on rejette l’argument de confort.

C’est pourtant une réalité, une police inférieure à 11 pixels  est insuffisante (Forrester Research recommande même 12 pixels comme taille minimale !). Que l’on soit jeune ou vieux, pour être vu, il faut être grand !

NB: petit bonus, voici les changements de l’écran de recherche au fil des ans.

Je constate jour après jour que les chemins de la usability et des anaytics (les statistiques d’utilisation, en d’autres mots) se croisent. Ou plutôt cherchent à se croiser. Il est en effet frappant de constater que le marché propose très peu d’experts capable à la fois d’analyser une interface et de proposer les outils de mesure adaptés.

Regardez les blogs, les sites spécialisés ou les ouvrages traitant d’ergonomie et de design : les outils de mesure statistiques sont – la plupart du temps – absents des discours. Pourtant les autres méthodes d’évaluation sont abondamment documentées : tests utilisateurs, audits, tri de cartes, eye-tracking, etc…

Comme si le monde du design et celui des chiffres restaient deux écoles aux cultures distinctes. Les seuls qui échappent quelque peu à ce constat sont les « Search Engine Marketeers » : bien qu’on ne parle pas à proprement parler de usability, ils sont bien obligés d’y réfléchir quand il s’agit d’optimiser une landing page que l’on cherche à indexer au mieux. D’autres initiatives tentent elles de tirer profit des donnés pour en offrir des représentations visuelles qui aident à la décision, comme l’excellent « Ibua Data » de notre ami François. Mais ce sont des pionniers.

L’avantage des analytics par rapport aux autres méthodes d’évaluation classique de l’ergonomie, c’est que l’on teste sur l’ensemble des visiteurs réels. Alors que les experts de la usability recrutent des testeurs sur base de critères censés représenter les utilisateurs réels, on a la chance de pouvoir exécuter des tests en temps réel sur de vrais utilisateurs. La méthode des « tests A/B » en est un très bon exemple. En présentant deux versions d’une même page, on est en mesure de calculer la différence de taux de conversion (j’ai en déjà parlé par ailleurs).

L’avantage est donc énorme. Je ne dis pas qu’il ne faut plus tester avant la production – c’est crucial – mais la possibilité d’analyser en ligne le comportement est utilisateurs est une chance unique d’affiner ses hypothèses de travail.

Il me semble qu’il y a un champ inexploré rempli d’opportunités à qui saura combiner une expertise fine en usability et en analyse statistique.

28 Apr, 2009

Ceci n’est pas une course: La Bouillonnante

Posted by: Gaetano In: Humeurs

Une fois n’est pas coutume, je ne parlerai dans cette note ni de web, ni de musique, mais bien de course à pied. Ma première expérience de trail, durant “La Bouillonnante“, un superbe parcours dans la région de Bouillon. Voici un compte rendu de mes 4h20 de souffrance et de plaisir…

Je n’ai jamais fait de trail. Cela fait plus de 5 ans que je cours, j’ai fait quelques courses et quelques semis sur route. C’est mon ami Seb qui m’a motivé à participer à cette course, convaincu que cela me plairait. Il ne s’est pas trompé. J’ai opté pour le 24km et pris comme objectif de finir la course, sans souffrance excessive.

J’ai fait une préparation légère, surtout motivée par le fait que je voulais éviter une blessure. Je souffre de périostite chronique et j’ai heureusement évité de grosses crises grâce à cette approche. Trois sorties par semaine: deux courtes (50 min) et une longue en endurance (1h30, parfois 2 heures).

Le matin de la course arrive. Le réveil sonne à 5h30 et curieusement, je ne stresse pas. Alors que la semaine qui a précédé fut assez soucieuse. Peur de ne pas dormir, peur de devoir faire face à l’inconnu d’une épreuve longue… Nous faisons la route avec Seb qui a malheureusement passé une nuit d’enfer, victime d’une sale indigestion.

Arrivé à Bouillon, la pluie est au rendez-vous. Il fait froid, humide. A 9h15, nous papotons avec quelques coureurs et à 9h40 le départ est donné. C’est un régal. La course se passe de manière impeccable. J’éprouve un plaisir fou à courir la forêt, grimper les rochers, admirer les paysages. La pluie n’a pas d’importance. Je me sens hyper bien. Seb est à la traîne et me pousse à ne pas l’attendre. J’apprendrai plus tard qu’il a abandonné, son indigestion a eu raison de sa motivation. Lui qui a parcouru les 80km du trail de Paris avec succès! Mais il avait raison, c’est génial. Je m’étonne moi-même: j’ai les réserves, les bonnes sensations.

Je m’arrête plusieurs fois pour prendre des photos, tout sourire et ai le sentiment de maîtriser l’épreuve. Au ravitaillement, mon chrono est là: 1h30! Je serais donc parti pour un chrono de 3h00, 3h30 peut-être. Ce qui d’après mes renseignements, serait plus qu’honorable!

Manque d’expérience? La deuxième partie de course tourne au cauchemar. Directement après le ravito, c’est le premier mur. Arrivé devant, je me suis même arrêté 10 secondes, surpris de l’incongruité de l’épreuve: ce n’est pas de la course à pied, c’est de l’escalade! Soit. J’y vais. Cela se passe bien et crois avoir dompté une grosse difficulté. Non. Ce n’est que le début. Jusqu’aux fameuses échelles de Rochehaut tout ira bien. Mais c’est là que la course prend un virage définitif: je ressens un premier début de crampe, que je sous-estime d’abord. Je n’ai jamais eu de crampes en cinq années de CAP…

La course devient un vrai cauchemar, les murs se succèdent, la boue m’emprisonne. Je n’ai pas de chaussures de trail et je le regrette: je glisse, n’ai pas d’appui, mes chevilles trinquent. Je chute sur les planches glissantes d’un petit pont. Chaque descente devient pour moi aussi terrible qu’une montée. Je souffre, mais le plaisir reste… C’est une sensation difficile à expliquer. Il y a quelque chose d’animal dans cette façon de se battre avec la nature, de lutter contre soi-même, d’être réuni avec d’autres dans cette épreuve.

Les crampes ne me lâchent plus. Plusieurs fois, je dois m’arrêter. Me coucher à même le sol pour tenter de dompter ces douleurs qui paralysent mes cuisses.Plusieurs participants tenteront de m’aider. Une coureuse passe et me prévient: ces crampes ne me lâcheront plus. Elle aura raison. Ma frustration grandit: je ne sais quasi plus courir. Les montées, la boue, les crampes mettent à mal chacune de mes tentatives de relance. Mais j’ai une certitude: je passerai la ligne d’arrivée.

L’arrivée approche et les escaliers pour la rejoindre sont ma dernière croix. Arrivé en haut, étourdi, les jambes raides, j’aperçois Seb et la ligne d’arrivée: 4h20 pour finir!

Je ne sais pas ce qui s’est passé. Comment ai-je pu perdre autant sur la deuxième moitié? Manque d’expérience,d’entraînement, mauvaise gestion de l’effort? Je dois décanter cela un peu. Mais quelle expérience! Une chose est sûre: je reviendrai!

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Je m’appelle Gaetano et je suis responsable de projet e-Business. Depuis 2002, je recense sur ce site mes coups de cœur, mes coups de gueule et mes réflexions. Faites également connaissance avec notre livre. Et n’hésitez pas à me contacter…


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