expressions.be

Voici un petit exercice auquel je m’étais livré en préparation à une demande faite par un media belge. Finalement annulé, mon billet devait contenir entre autres ce graphique. J’ai cherché la page de chaque ministre du gouvernement fédéral belge sur Facebook et ai reporté les chiffres sur ce graphique:

Graphique représentant les ministres du gouvernement fédéral belge classé par fans Facebook

Graphique représentant les ministres du gouvernement fédéral belge classé par fans Facebook (cliquez pour le graphique en haute résolution)

On peut en tirer les constats suivants:

  • Michel Daerden reste la star sur Internet. Sur Facebook, il dépasse les 50.000 fans. Il est presque hors compétition tellement il déséquilibre le graphe.
  • Didier Reynders, en deuxième position, est à 10.000 fans environ. Un chiffre plus équilibré.
  • Yves Leterme, Premier Ministre, n’arrive qu’en 6e position. Il est aussi le premier néerlandophone.
  • Bizzarement, ce sont les francophones qui occupent les 5 premières positions. Pas un seul flamand avant Yves Leterme. C’est assez étrange quand on sait les néerlandophones sont largement plus connectés (au sens littéral comme au sens figuré).
  • Les trois derniers n’ont pas de page Facebook (dont une francophone): Vanackere, De Clerck et Laruelle.

Prochain épisode: le classement des ministres par nombre de followers Twitter. Stay tuned!

En l’occurence, le magazine Wired, bien connu des passionnés de technologie. L’iPad offre ici une dimension supplémentaire dans les possibilités d’exploration du magazine. La publicité peut être interactive, les vidéos insérées dans les articles, la navigation simplifiée: une toute nouvelle expérience utilisateur.

24 Mar, 2010

Livre: “Web Analytics 2.0″

Posted by: Gaetano In: Le web

Web Analytics 2.0Une lecture indispensable pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux Web Analytics (discipline qui viser à mesurer et à interpréter des statistiques web): Web Analytics 2.0: The Art of Online Accountability & Science of Customer Centricity. L’auteur n’en est pas à son coup d’essai, il a déjà publié il y a quelques années un premier ouvrage de référence sur le sujet “Web Analytics: An Hour A Day”.

Avinash Kaushik est une référence dans ce domaine. “Analytics Evangelist” chez Google, il explique clairement et simplement des concepts parfois très complexes. C’est une lecture qui déclenche pas mal d’idées et éclaire d’un jour nouveau tout ce que les analytics peuvent apporter dans l’optimisation d’un site Internet. A condition bien sûr d’avoir des objectifs clairs: condition obligatoire pour livrer des interprétations pertinentes.

Petit exemple de ce pragmatisme: sa règle des trois “So what?”. Prenez un chiffre et posez à trois reprises la question: “So What?”. Si au bout de ces questions successives votre chiffre conserve sa pertinence, c’est qu’il est valable.

A lire donc. Uniquement disponible en anglais.

Très bonne présentation, trouvée sur le blog de l’auteur. Elle résume bien les enjeux sans entrer dans la technicité. Elle contient aussi quelques citations marquantes, comme par exemple: “You are not the user. Neither is your boss.” Toute bonne celle-là: je l’archive!

Je dois être en retard d’une guerre. J’ai seulement remarqué aujourd’hui cette étrangeté lors d’une commande en ligne de tickets de cinéma sur le site Internet de Kinepolis: un supplément de 0,40€ est demandé pour toute commande effectuée sur Internet.

Voilà qui est bien curieux… voire même scandaleux. Résumons la situation:

  • C’est le client qui travaille:
    • il va sur le site,
    • encode ses données personnelles,
    • choisit sa séance,
    • choisit sa place,
    • paye en ligne…
  • C’est le client qui imprime le ticket:
    • sur son papier
    • avec son encre
    • sur son imprimante

Mais.. Kinepolis demande un supplément de 0,40€. Alors même que cette procédure entièrement automatisée lui fait probablement économiser de l’argent.

Attention, je ne critique pas ici le procédé de commande qui est plus que correct. C’est plus la politique commerciale que j’interroge: est-ce que cela ne devrait pas être l’inverse? Le client ne devrait-il pas être récompensé pour avoir traité sa commande en ligne?

18 Mar, 2010

Woorank analyse votre site et vous donne un bulletin

Posted by: Gaetano In: Le web

Ne pas parler de Woorank serait un sacrilège… Lancé fin janvier, ce projet 100% belge a reçu une fameuse couverture médiatique: repris par Techcrunch notamment, il a fait l’objet d’un bon petit buzz mérité sur la blogosphère. C’est le résultat d’une collaboration entre Jean Derély et les fondateurs de la start-up belge 1MD.

Woorank délivre un bulletin à votre site web

Le principe est simple: une fois l’adresse de votre site soumise, Woorank l’analyse et vous livre un bulletin complet sur sa notoriété. Principalement axé sur le SEO, les autres critères de qualité ne sont pas oubliés: contenu, usability, visiteurs et données techniques. Sympa aussi: Woorank évalue la difficulté supposée pour atteindre certains objectifs.

L’outil est sévère, le cotes proches de 100 sont réservées à quelques leaders: la moyenne est à 50.5. Un petit coup d’oeil au classement général donne une idée de la difficulté de l’exercie.

Je tire en tout cas mon chapeau et félicite l’équipe: c’est un beau produit. Simple, clair et efficace: la classe.

Depuis le 10 mars, la 3e édition est disponible en librairie et sur Amazon. Cette édition a été revue et corrigée: certains chiffres sont actualisés et de nouvelles études de cas sont proposées.

L’occasion pour moi de répéter ici le travail de qualité de Jean-Marc Hardy. Lui qui a proposé dès la première édition une structure et un modèle qui fonctionne toujours des années plus tard.

Je vous encourage donc à le lire et à le commenter: nous serons heureux d’avoir vos critiques, positives ou négatives, sur cette édition.

Le formulaire est presque aussi vieux qu’Internet. Il peut être très simple ou très complexe. Il est souvent l’étape obligatoire avant une transaction ou une conversion.

Des outils existent (InfoPath, de Microsoft par exemple, mais cela ne m’a pas convaincu) qui permettent en quelques clicks de créer un formulaire en ligne. Sans concessions par rapport au design, la mise en page ou la usability.

Création de champs, de pages, envoi par email, stockage des données récoltées: ils sont impressionnants de simplicité et de puissance. Et tout ça pour un coût ridicule.

En voici trois:

Wufoo.com: il offre une interface très conviviale, à la prise en main très rapide. On se prend vite au jeu de création de formulaire. Il est possible d’exporter le formulaire créés sous différents formats pour l’intégrer sur son site. Gratuit pour un nombre limité de champs.

FormAssembly.com: interface plus austère que Wufoo, mais fonctionnalités plus avancées. Positionnement plus précis des champs, champs calculés, gestion des conditions, sauvegarde en cours de remplissage, connecteur SalesForce…

Iceberrg.com: je n’ai pas eu l’occasio de le tester, mais il paraît très similaire à Wufoo.

    Un conseil: faites un détour par le site de Luke Wrobewlski. Un guru du formulaire qui propose des tonnes d’informations sur le sujet.

    Et si le sujet des formulaires vous intéresse, revenez par ici d’ici quelques semaines. Je vous prépare une petite surprise!

    Si vous avez d’autres ressources à partage, n’hésitez pas.

    Très chouette video qui donne en moins de 4 minutes tous les indicateurs de volume du “social web” aujourd’hui.
    A regarder avec le son, pour ne rien perdre du travail.

    JESS3 / The State of The Internet from JESS3 on Vimeo.

    … et ce ne n’est pas moi qui le dis, mais Jakob Nielsen, le toujours critiqué mais néanmoins incontournable guru de la usability ! Les raisons qu’il donne sont les suivantes (traduction libre) :

    • Les designers et développeurs sont capables de conduire des activités de usability simples, comme des tests. De petits projets peuvent en bénéficier sans nécessiter d’experts dédiés.
    • La usability simplifiée peut être bon marché et s’intègre facilement avec les techniques de développement Agile
    • Les méthodes de usability les plus simples sont simples à apprendre. Jakob Nielsen affirme pouvoir les enseigner en un workshop de 3 jours.

    Il compare la usability à la cuisine : c’est une discipline que tout le monde peut maîtriser tant qu’on reste dans des principes simples. Bien sûr, il y a une différence avec les vrais chefs. Mais on ne va pas au restaurant tous les jours.

    Je suis parfaitement d’accord avec lui. Je suis contre ceux qui essaient de faire de la usability une affaire d’élites. Pour moi, la usability est une compétence nécessaire pour tout professionnel du web. De la même manière que celui-ci doit comprendre les bases de l’HTML, des bases de données, du référencement, du design, des logiciels d’édition, etc…

    Même si je pense qu’il oublie de préciser qu’il faut une sensibilité particulière pour exercer cette discipline : un œil précis, une compréhension du design et des mises en page. Et surtout, évacuer au maximum la subjectivité dans son évaluation. Mais à partir de là, oui, sur des projets simples, la usability peut être l’affaire de tous.

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    Gaetano PalermoJe m’appelle Gaetano et je suis responsable de projet e-Business. Depuis 2002, je recense sur ce site mes coups de cœur, mes coups de gueule et mes réflexions. Faites également connaissance avec notre livre. Et n’hésitez pas à me contacter…


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