Archive for the “Usability & Ergonomie” category — Page 2
Gaetano • 25th mar 2009 • Usability & Ergonomie • erreurs, humour, twitter
Nous l’évoquons dans notre livre, la qualité d’un message d’erreur est de toute première importance. C’est une partie intégrante de la confiance que l’utilisateur peut avoir vis-à-vis d’une interface. Il est important de suivre quelques principes:
- Ne pas avancer d’arguments techniques. Ceux-ci sont incompréhensibles pour le commun des mortels.
- Déculpabiliser l’utilisateur en lui indiquant que ce n’est pas sa faute, mais bien celle du système.
- Si possible donner un indice sur la raison de l’erreur. Ce qui permet à l’utilisateur d’éventuellement recommencer ou de revenir plus tard.
… Et, pourquoi pas, apporter une touche d’humour (bien dosée cependant), comme TweetDeck lorsqu’il ne sait pas mettre à jour les Tweet de Twitter: « don’t panic »…
Gaetano • 25th mar 2009 • Usability & Ergonomie • email, Usability & Ergonomie
Intéressant, ce design « trompeur » sur la page d’accuei de Xobni. Il fait usage d’un principe bien connu en ergonomie: la proximité de deux éléments suggère une association.
Regardez plutôt:

Cette mise en page suggère que pour télécharger le logiciel (« Free Download ») il faut d’abord entrer son adresse email. Je l’ai observé auprès de quelques collègues. En fait, il n’en est rien: il est tout à fait possible de télécharger sans donner son courrier électronique…
L’effet aurait pu être similaire en plaçant le bouton à droite du champ.
Plutôt intelligent comme démarche: on ne force rien, mais on s’offre le maximum de chance d’enrichir sa base de données. Tout cela grâce à une mise en page qui fait le meilleur usage d’un principe ergonomique.
PS: Par ailleurs, je vous conseille Xobni, un excellent plugin de recherche pour Outlook.
Gaetano • 8th jan 2009 • Usability & Ergonomie
On a dit qu’il ne fallait pas avoir peur des sites composés d’une seule page, mais c’est pas une raison pour nous mettre en ligne ça :

Vous avez bien vu : c’est la couverture du magazine qui a été mise en ligne et qui fait office de site web ;-)
(Via The After)
Gaetano • 5th jan 2009 • Usability & Ergonomie
Je suis tombé sur cette intéressante technique de mise en page sur le site DigitalWord.fr: la première phrase de chaque paragraphe est mise en gras.

Sachant que les internautes ne lisent pas sur internet, mais « scannent » les pages, cette technique a son intérêt:
- Elle donne du relief au texte qui sans cela serait une longue suite de paragraphes
- Elle facilite le passage d’un paragraphe à un autre
- Et, à condition que le texte soit écrit correctement, elle donne l’idée clé de chaque paragraphe.
Ceci dit, l’usage d’intertitres bien rédigés ou de mots clés en gras a le même objectif. Et si le sujet vous intéresse, je ne peux que vous renvoyer vers l’excellent site de Jean-Marc Hardy: redaction.be.
Gaetano • 28th déc 2008 • Le web, Usability & Ergonomie
Un ou deux graphiques positionnant son site en comparaison avec la concurrence peut donner l’illusion d’une mesure précise et d’un jugement exhaustif de la qualité. Mais est-ce méthodologiquement correct?

- Comparer des sites entre eux n’est pas un exercice exact
Répondant à une demande, certains consultants conduisent des études comparatives de sites web: on compare un site avec ses compétiteurs. Cet exercice peut paraître intéressant, surtout dans les cas où l’on doit rapporter à sa direction sur la qualité du site que l’on maintient.
Mais est-ce que cet exercice est valide? Est-ce que placer sur un même graphique deux sites différents est méthodologiquement correct? En d’autres mots, compare-t-on « des pommes avec des pommes »?
Des objectifs qui rendent chaque site « spécial »
Plus j’y suis confronté, plus je réalise que c’est irréaliste et surtout incorrect. Un site web doit être conçu en fonction de deux princpaux objectifs:
- Les objectifs de l’éditeur du site: vendre un produit, distribuer un catalogue, informer sur un sujet… Il y a autant d’objectifs et surtout de combinaisons d’objectifs qu’il y a d’éditeurs. Si d’apparence, le business en ligne d’Amazon et de la FNAC peut sembler similaire (vendre des objets « culturels »), il y a pourtant des particularités liées à l’entreprise elle-même.
- Les objectifs de l’utilisateur: un site est conçu pour répondre à un certain nombre de « scenari utilisateurs ». Normalement basés sur des études de marché, l’entreprise doit connaître ses clients et proposer une architecture de site qui combine la faisabilité de ces scenari avec ses objectifs.
Au final, chaque site est unique. Il répond à un double objectif particulier.
Comparer pour évaluer, pas pour mesurer
Faut-il pour autant cesser de se comparer à la concurrence? Non. Mais il faut à mon sens évacuer la notion de mesure pour ne garder que l’évaluation. Comparer des sites n’est pas un exercice mathématique, mais bien un outil de travail:
- Regarder comment la concurrence résoud un problème spécifique: processus d’achat, de conversion, etc…
- Evaluer le niveau de confort d’utilisation: nombre d’écrans, qualité rédactionnelle, niveau de confiance…
- Evaluer la mise en valeur de la marque: choix des couleurs, présence des logos…
- … et tout ce qui peut être estimé pertinent dans le cadre d’une étude comparative
Il n’y qu’un indicateur qui compte
Au final, l’efficacité d’un site ne se juge mathématiquement qu’au regard d’un seul indicateur: le taux de conversion. Celui-ci représente la proportion de visiteurs effectuant l’action désirée (acheter, cliquer sur un bouton spécifique, etc…).
Augmenter le taux de conversion est à mon sens ce qui doit mettre tous les intervenants d’un projet d’accord. Mais j’y reviendrai plus tard dans une autre note.
En conclusion:
- Comparer des sites est méthodologiquement incorrect, mais peut aider à améliorer la qualité
- La mesure mathématique de comparaison est le taux de conversion
(Image: FreeDigitalPhotos.net)
Gaetano • 1st déc 2008 • Usability & Ergonomie
Avec Google Website Optimizer, il est très aisé de faire tourner un « A/B testing ». Cette technique vous permettra d’établir quelle page est la plus performante en terme de conversion de trafic.
Comment ça marche?
Rappel: le « testing A/B » est une « vieille » technique de test bien connue des e-marketeer. Elle a pour objectif de déterminer quelle mise en page obtient le meilleur taux de conversion.
Exemple: vous souhaitez que vos visiteurs visite la description de votre offre. Mais pour y arriver, ils doivent passer par une page intermédiaire. Le testing A/B va vous permettre de tester différentes versions de cette page intermédiaire et de déterminer quelle est celle qui conduit le plus de trafic vers votre description d’offre. Chaque version sera mise en ligne et un outil en gèrera l’affichage aléatoire pour chaque utilisateur.
C’est ce que j’ai essayé de représenter dans ce schéma. Les techniques actuelles permettent facilement de mettre en ligne plus de deux versions différentes:

Que fait-on varier?
On peut tout tester: la position d’un bouton, sa taille, sa couleur, son contenu, sa forme. On peut travailler la mise en page de la page elle-même, varier la position des éléments, etc… A vous, via une analyse, de déterminer ce qui pourrait potentiellement améliorer le taux de conversion de votre page.
De petits changements peuvent avoir de grands effets. Ne pensez pas nécessairement devoir tout refaire: ajouter trois points à la suite de l’intitulé d’un bouton peut avoir des effets non négligeables sur votre taux de conversion.
Et les outils?
Avec Google WebSite Optimizer (gratuit), les choses sont assez simples:
- Vous créez un test via l’interface.
- Google génère des JavaScript ( de « contrôle » et de « suivi ») que vous insérez dans vos pages de conversion et dans votre page de destination.
- Vous démarrez le test via la même interface.
- A partir de ce moment, chaque visiteur obtiendra une des versions que vous avez conçue. L’appel JavaScript appelle un serveur de Google qui décide quelle page est affichée.
- Après quelques heures, Google Website Optimizer désigne la page gagnante!
Cela peut paraître simple, mais pour le faire convenablement, il faut bien penser son test et l’envisager dans un processus d’amélioration continue.
Aller plus loin?
Les tests multivariables vont encore plus loin. On découpe sa page en zones et l’outil va générer toutes les combinaisons possibles des éléments que vous souhaitez faire varier. Il s’agit là d’une machine lourde au niveau statistique mais qui déterminera mathématiquement la meilleure combinaison d’éléments.
Plus d’infos via Google Website Optimizer…
Gaetano • 26th nov 2008 • Usability & Ergonomie
Le téléphone qui ne l’est qu’entre autres choses… Voilà comment je définirais une machine qui s’appelle « iTéléphone » mais qui dépasse largement cette fonctionnalité basique. Je l’utilise depuis bientôt une semaine et j’ai une fâcheuse tendance à ne pas pouvoir le lâcher.
Je n’ai jamais été attiré par les GSM. J’ai dépensé une petite fortune pour une montre GPS pour courir, adore la technologie, trifouille mon blog, mais les téléphones portables ne m’intéressaient pas. Jusqu’à la sortie de l’iPhone l’année dernière: je m’était juré d’en avoir un.
Utiliser l’iPhone pour la première fois est une vraie expérience utilisateur. Allumé à 20h vendredi dernier, je ne l’ai lâché que vers minuit. Pendant quatre heures, je n’ai pas quitté mon divan et je suis resté « scotché » au sens premier du terme. Je ne me rappellais pas avoir été impressionné comme ça à l’utilisation d’une technologie. Les « waow » solitaires se sont succédés. Incrédule, les écrans se succédaient, tous démontrant la maîtrise ergonomique d’Apple: on utilise, on découvre, on apprend avec une réelle notion de plaisir. Jamais au grand jamais un « effort mental » pour trouver ou comprendre n’est déçu.
L’absence totale de frustration: « 0 manual, 1 button, 2 functionalities and 3 seconds to find » disait un génial orateur lors d’une conférence . L’iPhone respecte cette règle. L’installation d’une application se fait en 2 clicks, le défilement d’écrans d’un doigt, le zoom est « magique », la fluidité parfaite… J’ai beaucoup à apprendre sur la « usability » d’un tel appareil.
L’iPhone bloque l’accès la vidéo
Déception: Flash ne fonctionne que si on surfe sur YouTube ou DailyMotion. Pas moyen de jouer une vidéo sur un autre site, quel que soit la technologie. Alors qu’on dispose de 8gigas et de la capacité hardware de le faire, pas moyen d’enregistrer de petites vidéos. J’ai depuis appris que des applications le permettaient mais nécessitaient de « jailbreaker » l’appareil (ce qui veut dire « faire sauter sa protection »).
On sent donc une réelle volonté de la part d’Apple de maîtriser l’usage vidéo. Probablement en raison de projets futurs sur lesquels Apple voudrait garder le contrôle… Je me trompe?
L’iPhone, la mobilité et l’inline: un tournant
Comme le disait aussi Herman Konings, il ne s’agit plus d’être online ou offline, mais d’être inline. La vie réelle devient « connectée ». Sur un iPhone, on a Facebook, Linkedin, ses mails, ses contacts, son twitter, ses sms: je suis relié en permanence grâce au wifi et à la 3G.
En conclusion, l’iPhone est un nouveau tournant pas dans ma vie d’internaute. Il y a eu mon premier modem, mon premier site web et… mon premier iPhone.
PS:
Gaetano • 26th nov 2008 • Usability & Ergonomie
Un excellente présentation: elle résume très bien les défis liés au développement de sites « mobiles » (affichage sur gsm, pda, smartphone et autre iphone). On y passe en revue la philosophie de développement, les outils, la mise en page… et last but not least elle offre deux ou trois références très intéressantes.
C’est chez François que je l’ai trouvée.
Gaetano • 17th nov 2008 • Usability & Ergonomie
Amélie Boucher a publié il y a un an un ouvrage de référence pour la communauté de l’ergonomie francophone. Un ouvrage accessible qui regorge d’exemples et de références: « Ergonomie web, pour des sites web efficaces » .
Cela faisait longtemps que je voulais parler de ce livre. Alors que certains pratiquent une ergonomie confisquée sous prétexte d’arguments pseudo-scientifiques, Amélie Boucher propose un livre vulgarisateur, dans le sens noble du terme: accessible, précis et exhaustif.
5 chapitres, 422 pages et un tour de la discipline
Tout au long des cinq chapitres, Amélie nous livre tout ce qu’il faut savoir sur la discipline: ses clés d’analyses, ses concepts, mais aussi ses mythes (règles des 3 clicks…) et ses idées reçues (« il faut concevoir pour tout le monde »).
Le premier chapitre, introductif, passe par l’étape obligatoire des définitions. On y trouve aussi un amusant « Top 10 des idées reçues sur l’ergonomie ». On y trouvera notamment « les internautes sont des idiots », « l’ergonomie et le design, ennemis jurés » et « les internautes lisent en F »… Le second, « Les fondements de l’ergonomie », nous fait découvrir, sans jargon, les théories de la Gestalt et la loi de Fitts: expliquées simplement, ces théories nous ouvrent les portes de la discipline. Des clés de compréhension indispensables.
Le troisième chapitre est lui dédié aux règles de l’ergonomie web: architecture, organisation visuelle, … tout y passe et avec beaucoup d’aisance. Grâce à un vocabulaire toujours simple et des exemples éclairants, on ne s’ennuie pas. Le chapitre suivant aborde lui la méthodologie de conception. Le livre se termine par un exposé des techniques de test.
Le livre regorge d’exemples et propose tout au long de la lecture les références indispensables. Ce qui en fait un véritable guide.
La bible francophone de l’ergonomie
Au final, je considère ce livre – que tous les experts de la discipline aurait rêvé d’écrire – comme la bible francophone. Le genre d’ouvrage qui par sa qualité intrinsèque satisfera autant les novices que les endurcis. Ces derniers y trouvant le support théorique de certaines pratiques.
A classer dans votre bibliothèque, aux côtés de références du genre, comme « Information Architecture » de Morville et Rosenfeld.
Gaetano • 9th oct 2008 • Usability & Ergonomie
Avec la crise actuelle. Le site de l’Echo doit exploser les records en terme d’audience. C’est également comme cela que j’ai constaté une anomalie: l’absence de date pour les articles en page d’accueil!
C’est quand même une information essentielle quand on est un quotidien et que l’on met à jour son site de manière quotdienne… Plutôt curieux non?
