Tout ce qu’on ne ferait pas pour les élections… RadioLibre.be a réussi à mettre devant un micro nos présidents de parti francophones pour animer leur petit podcast et présenter leurs coups de coeur musicaux.
Résultat plutôt sympathique… Une curiosité à écouter… sans aucun doute.
J’avais déjà dit tout le bien que je pensais du précédent album de Mc Cartney (je n’étais pas le seul d’ailleurs…). Alors quand j’apprend que le 4 juin sort un nouvel album enregistré sur une période de quatre ans et qu’une vidéo du single « Dance tonight » tournée par Michel Gondry avec Nathalie Portman est disponible sur YouTube…
Au hasard de mon surf, je tombe sur cette vidéo réunissant une légende vivante – Bowie – et l’un des meilleurs représentants de la scène alternative américaine (si pas LE meilleur): Frank Black, l’homme des Pixies. Ce qui aurait pu être un duo de choc tourne le pauvre Frank au quasi ridicule. L’homme n’est vraiment pas à l’aise: jugez plutôt.
« Enregistré en Amérique, il présente cinq morceaux de blues chantés par Taj Mahal et accompagnés par le groupe de Toumani Diabate (six instruments acoustiques maliens) et sept titres maliens chantés par Kassemade Diabate. Le disque est beau et irradie chaleur et lumière. Les instruments peuvent se retrouver sur des registres inattendus (la kora en plein blues de « Catfish blues »! ) et leur rencontre fait parfois de grandioses étincelles (le piano et le balafon dans « Fanta »). Quant au chant de Kassemade, il est plus que charmeur et touche en plein cœur (« Guede man na ») » (source: sefronia)
Je connais assez bien les deux albums « Reprise des négocations » et « Les risques du métier »: deux opus agréables à écouter. Toutes les petites choses de la vie quotidienne, croquées avec beaucoup de finesse pour faire rire et pleurer. Il est impossible de ne pas s’identifier aux chansons de Bénabar: elles racontent la vie de tous les jours, celle que nous connaissons tous. Hier, bien qu’intéressé, je ne m’attendais pas à un concert d’antologie. D’autant que Forest National n’est pas la meilleure salle de concert (mais quelle acoustique de m****!) pour ce type de musique
J’ai été contredit… et de manière cinglante. J’ai découvert un artiste énergique, sincère et virevoltant. Dans un décor dépouillé, avec un minimum d’effets lumineux, Bénabar a livré un concert prenant. Il couvrait des kilomètres en courant sur scène alors que tour à tour, la salle riait, applaudissait et versait des larmes… Avec un orchestre de 10 personnes et une forte présence des cuivres, l’ensemble donnait un aspect fanfare (voire Music Hall) et joyeux. Impressionnant aussi, la densité du silence dans la salle quand Bénabar se livre seul au micro accompagné du piano. Du grand art. Et je ne fut pas le seul à apprécier: on a assisté à 6 rappels!
Je me suis surpris à éclater de rire (une première en concert!) à l’écoute d’une chanson inédite intitulée « La Pierrade » pendant que sur « Bruxelles » – « une ville dans la nord de la France » déclare Bénabar pour chambrer la salle – le public hurle chaque parole. Bref, 2 très grosses heures de plaisir intégral. D’autant plus plaisant qu’innatendu.
Si vous avez comme moi autour de 30 ans, ou plus, ceci vous rappellera l’odeur du chocolat chaud, les devoirs du soir et les tâches d’encre sur les doigts. Ce clip fait partie de la mémoire collective de cette génération. Je ne l’avais pas revu depuis des années, je suis frappé par la magnifique qualité de l’animation. Attention, chef-d’oeuvre.
Chaleur, chaleur: cela bouillonne sur la planète des fans de la marque à la pomme. Demain, « it’s showtime! » comme l’annonce l’invitation à la grand-messe Apple de demain. On y annonce des nouveaux produits, dont le plus attendu serait le ITunes Movie Store. Le pendant de ce que ITunes offre déjà pour la musique.
Et pour chauffer les esprits, The Observer publiait hier un papier sur le déclin des ventes de l’IPod: 14 millions d’unité à Noël dernier, 8.5 puis 8.1 dans les trimestres qui ont suivi. Pas de quoi mettre la clé sous le paillasson, mais tout de même. Certaines enqûetes rapportent pour la première fois des échos négatifs de la part des interviewés (concurrence des GSM mp3, trop cher, batterie irremplaçable, impossibilité de déplacer les fichiers etc).
L’argument qui a attiré mon attention est celui-ci: « …the iPod is in danger of becoming a victim of its own success: ‘Some backlash is against the ubiquity of the iPod – everyone has those white headphones on the train.«
C’est exactement le point de vue que je défendais dans une note précédente sur l’ISheep de SanDisk. Apple est de moins en moins une marque de tribu. Les dizaines d’écouteurs blancs que l’on voit le matin en prenant son métro en sont une preuve. Ce n’est plus un produit « Think Different », mais bien un produit de masse. Un responsable marketing intelligent, comme celui de SanDisk, attaque donc le point fort d’Apple… dans le passé.
Vous voulez être différent? N’achetez plus un iPod! (je vais me faire lyncher moi…)
Comment ne pas citer l’album solo de Thom Yorke, alors que Radiohead peine apparemment à sortir un album malgré une tournée européenne cet été (au Pukkelpop ce 17 août notamment). Un album pas facile d’accès, comme le note Libération. A l’écoute, on retrouve un peu les sonorités électro-déjantées de « Kid A », l’un des albums les plus étranges du groupe. A écouter pour tout ceux qui respecte le courage et le talent artistique d’un groupe qui ose les remises en question permanentes.