M clôturait la première partie de sa tournée ce vendredi 18/12 à l’AB. Visiblement bien décidé à terminer ce premier round comme il se doit. Il l’annonca d’ailleurs dès l’entame du concert: « ça sent la teuf! ». Le concert n’avait pas démarré depuis 15 minutes qu’il descendait de la scène, guitare à la main, pour se promener dans la foule et s’arrêter quelques instants pour jouer à quelques centimètres de nous… Il n’en fallait pas plus pour faire monter la température dans la salle. Le public conquis était bien décidé à hurler sa joie d’être là.
Photo by @Kmeron
La bonne humeur se voyait aussi chez les musciens. Le batteur a passé une bonne partie du concert à gesticuler, sautiller et danser sans compter. Trois membres du groupes n’ont pas hésité à faire du « crowd-surfing » sur le morceau « hold up ».
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M a fait le spectacle. Habillé de lumière dans un costume à la Elvis, il a occupé la scène et fait participer le public sur quasi tous les morceaux, non sans humour parfois. Jusqu’à faire monter des gens sur scène et à jouer de la guitare avec une fan toute surprise d’être là.
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Après l’avoir vu lors de sa tournée précédente à Forest National, j’avais quelques a priori lié à ma déception d’alors. Après 2h20 d’un concert survitaminé, je serai un des premiers à acheter ma place pour son prochain passage. Il est magnifique d’assister à une telle débauche d’énergie et de générosité: voilà un artiste qui a réellement « donné » quelque chose à son public.
Une claque. Revoir les Pixies sur scène 20 ans après le mythique « Doolittle » comportait certains risques. On ne peut évacuer de son esprit l’objectif forcément pécunier derrière une tournée comme celle-là. Les Pixies touchent le jackpot assuré et pourraient se contenter d’un service minimal…
Nous étions tous heureux d’être contredit: le concert fut un belle démonstration de force. Vingt ans après, les quatre de Boston on livré une solide prestation et prouvé une fois de plus l’intemporalité de leur musique. Détendus, se permettant plusieurs secondes de pause entre chaque chanson, ils ont enchaîné les morceaux et progressivement mis le feu à la salle. « Tout le contraire de frimeurs », comme l’a dit mon pote de Seb. Et c’est ça qui impressionne: la sobriété de l’attitude qui contraste avec la puissance dégagée par le groupe.
En débutant le concert par cinq B-Sides », la prise de risque était pourtant maximale: qui peut se permettre ce genre de choses aujourd’hui? L’enchaînement avec « Doolittle » n’en fut que plus fort: lorsque les écrans affichent grand le titre de l’album, un frisson parcoure la salle. « Debaser » ouvre les hostilités, sur « Tame » on se dit que Frank Black ne ménage pas ses efforts et « Wave of Mutilation » installe définitivement le concert. On notera au passage une interprétation ciselée de « Dead » et un « Gouge Away » qui fait hurler la salle.
Petite frayeur à la clôture de « Doolittle »: vont-ils revenir? Les deux rappels magnifiques vont transformer le concert et lui donner une dimensions supplémentaire. « Into The White », une face B, est un poing dans la figure, un « prend ça dans ta gueule! »: bouche bée, des milliers de fans sont hypnotisée par la prestation de Kim Deal.
Et pour finir, celui qu’on osait pas espérer: « Where Is My Mind? »… Qui transforme définitivement le concert en cérémonie des années
La carrière du groupe fut courte et nombreux sont ceux qui n’ont pu voir ces pionniers sur scène
Une claque. Revoir les Pixies sur scène 20 ans après le mythique « Doolittle » comportait certains risques. On ne peut évacuer de son esprit l’objectif forcément pécuniaire derrière une tournée comme celle-là. Les Pixies touchent le jackpot assuré et pourraient se contenter d’un service minimal…
Nous étions tous heureux d’être contredit: le concert fut un belle démonstration de force. Vingt ans après, les quatre de Boston on livré une solide prestation et prouvé une fois de plus l’intemporalité de leur musique. Détendus, se permettant plusieurs secondes de pause entre chaque chanson, ils ont enchaîné les morceaux et progressivement mis le feu à la salle. « Tout le contraire de frimeurs« , comme l’a dit mon pote Seb. Et c’est ça qui impressionne: la sobriété de l’attitude qui contraste avec la puissance dégagée par le groupe.
En débutant le concert par cinq B-Sides », la prise de risque était pourtant maximale: qui peut se permettre ce genre de choses aujourd’hui? L’enchaînement avec « Doolittle » n’en fut que plus fort: lorsque les écrans affichent grand le titre de l’album, un frisson parcoure la salle. « Debaser » ouvre les hostilités, sur « Tame » on se dit que Frank Black ne ménage pas ses efforts et « Wave of Mutilation » installe définitivement l’ambiance. On notera au passage une interprétation ciselée de « Dead » et un « Gouge Away » qui fait hurler la salle.
Petite frayeur à la clôture de « Doolittle »: vont-ils revenir? Les deux rappels magnifiques vont donner une dimension supplémentaire au concert. « Into The White », une face B, est un poing dans la figure, un « prend ça dans ta gueule! »: bouche bée, des milliers de fans sont absorbés par la prestation hypnotique de Kim Deal. La suite des rappels se fait toutes lumières allumées: fini le strass et les paillettes, on est dans le vif du sujet.
Et pour finir, celui qu’on osait pas espérer: « Where Is My Mind? »… Standing ovation, « ouhouh » qui flottent dans l’air bien après la fin du morceau: le concert est une cérémonie…
Bashung décédé, les médias s’enflamment. Respectable et respecté, l’artiste mérite l’attention que l’on porte à son décès: le poète est mort. A l’heure des nouveaux médias, ces funérailles médiatiques unanimes sont l’occasion d’un formidable déclencheur numérique.
Un des sujets que j’ai envie d’approfondir un jour c’est le croisement de ces éclats de bombe que constituent un événement d’actualité repris en coeur sur la Toile. Autant de canaux autonomes – mais dépendants- repris par toute une frange de la population internet et qui démontrent à quel point la diffusion de l’information sur le web a quelque chose d’insaisissable.
Le point de départ: l’annonce de l’événément. 19h56. Qui de l’Internet, de la radio ou de la télévision a démarré les hostilités? Quel média a lancé cette nouvelle le premier dans l’arène de l’information?
Pour moi je fus assez simple: c’est au journal télévisé que je l’ai appris. Le bon vieux média. Mon premier réflexe: Twitter. Déjà 2 des 130 personnes que je « follow » annonçaient la nouvelle. Donc en avance sur le journal… Une simple recherche sur tous les tweets traitant du sujet et je constate qu’ils sont encore bien plus. L’émotion s’y déverse.
Pourquoi avoir choisi Twitter comme première source de vérifications? Il aurait été légitime de commencer par les sites de journaux en ligne… Non. Ce fut un choix instinctif. Pourquoi? Parce-que Twitter me donne accès à une série de « veilleurs ». Si eux en faisaient un tweet, c’est qu’ils avaient déjà lu l’info quelque part avant…
Et donc viennent – dans un second temps – les sites de quotidiens en ligne: Le Monde, Libération, Le Figaro, Le Soir, La Libre… Ce qui m’a permis de vérifier que tous avaient déjà l’info en page d’accueil (ça se dit encore « en une »?). Le site web a été plus rapide que la télévision. Inattendu: de loin, on pourrait croire qu’interrompre un programme en cours est plus facile que publier une page sur un serveur web.
Sur les articles pleuvaient des commentaires emplis d’émotion et de regrets. Pas de manière originale, bien souvent, mais la communion numérique était en cours.
20h20: l’encyclopédisation des événements. 20h20, donc, et je me permet un coup de sonde curieux: « Qu’en est-il de Wikipedia? » Croyez-le ou non, l’encyclopédie en ligne avait déjà été mise à jour. Le concept d’encyclopédie est revu et corrigé: c’est sa mise à jour en temps réel.
J’aurais pu continer ainsi en vérifiant l’impact de l’information sur les blogs (6000 notes publiées sur le sujet hier), YouTube, Flickr, sites P2PA, recherches sur Google… pour mesurer encore le formidable média que constitue Internet.
On comprend ainsi que le métier des gens qui font de la communication aujourd’hui (marketing,presse, relations publiques, communication de crise…), se retrouve devant une évolution terrible à suivre et surtout à maîtriser. Autrefois communiquer se limitait à quelques supports distincts et très peu dépendants. Aujourd’hui, c’est une multitude de canaux fusionnels et inter-dépendants qu’il faut appréhender. Il faut à chaque instant penser à tous ces éclats de bombe que constitue ces informations qui se dispersent sur le réseau. La maîtrise de la technique (réelle et figurée) prend de plus en plus de place…
Et Bashung dans tout ça? Il va nous manquer, merde.
Décembre oblige, c’est la période des bilans. Je me suis dit que ce serait sympa que chaque bloggeur fasse son classement des 10 albums qui ont enchanté son année. Pas nécessairement parce qu’il sont sortis en 2008, mais parce qu’ils ont tourné en boucle dans notre iPod et qu’ils ont marqué l’année…
1. Radiohead: In Rainbows Le meilleur album de Radiohead (avec Kid A). Je l’ai écouté de nombreuses fois et il a révélé toute sa complexité au fil des écoutes. Le CD 2 vaut le détour. Je les ai aussi vu pour la première fois à Bercy le 9 juin: ce fut une vraie claque. De celles qui secouent les tripes. Le meilleur concert que j’ai vu de ma vie: « Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer! ».
2. Abd Al Malik: Dante J’avais déjà adoré le premier album « Gibraltar », mais « Dante » élève Abd Al Malik à des sommets uniquement fréquentés par Brel, Brassens ou Gainsbourg. N’ayons pas peur des comparaisons. D’ailleurs est-ce un hasard que de vieux routards comme Jouannest (accompagnateur de Brel) ou Goraguer (arrangeur de Gainsbourg) collaborent avec lui? Il parle et écrit le français comme personne et le met en musique pour génèrer des émotions uniques. Il suffit d’écouter « Gilles Ecoute Un Disque De Rap Et Fond En Larmes« , « Circule Petit, Circule » ou « Césaire (Brazzaville Via Oujda) » pour s’en convaincre. Abd Al Malik, ce fut en choc en 2008.
3. Alain Bashung: Bleu Pétrole Un très bel album de Bashung. L’artiste est de qualité constante et bonifie avec l’âge, commes les bons vins. Il sait aussi trouver les collaborations qu’il faut: Gaëtan Roussel, de Louise Attaque, pour ce opus. Le concert au Cirque Royal était de toute beauté: malgré la maladie, Bashung a livré une prestation bellle et sensible. J’y ai aussi assisté au lynchage indigne de sa compagne en première partie. J’avais mal au bide pour elle.
4. Salif Keita: M’Bemba Une vraie découverte: la voix de Keita et sa musique nous plonge dans une Afrique moderne qui ne renie pas ses origines musicales. C’est beau, ça danse, ça rend heureux et ça émeut… A fond dans la voiture, sur les routes du sud de la France ça fait aussi rêver…
5. PJ Harvey: Stories from the City, Stories from the Sea L’album est sorti en 2000, mais je ne l’ai découvert qu’en 2008. PJ Harvey livre ici un album fort, animal et féminin. Une femme qui produit un rock dur mais mélodique, complexe et rageur. Le « The Mess we’re in », en duo avec Thom Yorke (Radiohead), vaut le détour. PJ Harvey a accompagné de nombreuses séances de jogging en 2008.
6. The Verve: Forth Je n’avais jamais écouté un album de The Verve avant celui-ci. Quelle ne fut pas ma surprise devant un disque aussi cohérent, aussi fort aussi… aérien. La pochette me semble parfaitement choisie. Ce disque est effectivement une sorte d’ovni, loin des standards du rock et de la pop sans tomber dans la branchitude pseudo-originale à branlette.
7. Amy Winehouse: Back to Black Dommage que cette artiste occupe plus les colonnes people des « journaux-papiers-à-chiottes »… J’ai écouté cet album de nombreuses fois et sa voix me transperce. Une telle chaleur, une telle émotion sur des sons jazzy qui apparaissent si modernes quand c’est elle qui les poussent… Malheureusement, on est pas prêts de voir un nouvel album en 2009….
8. Fela Kuti: The Underground Spiritual Game Je ne connaissais Fela Kuti que de nom avant de tomber sur cet album. Qui est en fait un remix de Chief Xcel. Mais un remix dans le bon sens du terme: le son a apparemment été nettoyé et les plages mises ensemble de manière cohérente. Difficile de savoir quand Fela Kuti termine et quand Chief Xcel commence. Un chouette album a écouter pour une soirée entre amis ou quand on travaille.
9. Hooverphonic: The President Of The LSD Golf Club J’ai beaucoup écouté cet album. J’ai toujours aimé les mélodies de Hooverphonic. Cet album a un petit côté rétro très agréable, rehaussé d’un morceau « Gentle Storm » qui a donné un côté mystique à certaines de mes foulées au milieu de la forêt . Hooverphonic, c’est un peu le Big Bacon qu’on a honté d’aimer…
10. Portishead: Third L’album le plus difficile, le moins accessible de Portishead. Les premières écoutes sont pénibles, voire repoussantes. Mais à force de s’accrocher, la sensibilité de ce groupe éclate au grand jour. Le concert à Forest National fut de toute beauté et a prouvé la force inhérente de cet album. Retour réussi pour Portishead, des années après la vague.
Et vous chers amis – bloggeurs ou non – quels sont les albums qui ont marqué votre année? Et si vous en faisiez un petit billet?
Ce week-end, en regardant l’émission « Tracks » (Arte) que j’avais enregistrée, je suis tombé sur une reportage fascinant sur la Reactable. Déjà utilisée par Björk lors de sa dernière tournée (jamais en retard d’une guerre celle-là !), elle consiste en une table ronde lumineuse émettant des sons en fonction des manipulations des utilisateurs:
Le principe, d’une simplicité enfantine, permet à un groupe de se lancer dans des improvisations sans fins : chaque bloc représente un son ou un effet, la table les relie entre eux et de simples mouvements de la main modifie la production sonore.
Comme le site l’explique, l’intention de la reactable est d’être:
collaborative: plusieurs personnes en même temps
intuitive: pas de manuels, pas d’instructions
« challenging » et d’offir des défis sonores
facile à apprendre et à maîtriser (même pour des enfants)
adaptée aux novices et aux musiciens électroniques expérimentés
A bien y regarder, un ensemble de principes de base qu’on pourrait garder à l’esprit lorsque l’on se lance dans la conception d’un site!
Quelques vidéos :
C’est génial: on fait de la musique comme un enfant assemble des légos. Chaque assemblage produit ses propres sons. On y ajoute la touche collaborative du groupe et c’est à l’instinct que l’on crée.
D’après l’émission, le laboratoire travaille sur une version grand public de l’engin.
Il y a une semaine aujourd’hui, j’ai eu l’immense bonheur (et je pèse mes mots) de voir Radiohead livrer un concert magistral à Bercy. Plutôt que de poster une vidéo ou des photos de l’événement, une petite trouvaille sur YouTube (merci Bertrand). Comme le dit un des commentaires: le meilleur groupe des années 2000 qui rend hommage au meilleur groupe des années 80…
L’album est déjà disponible via le réseau BitTorrent: les critiques de blogueurs seront disponibles avant celles – officielles – de la presse. Cette histoire d’embargo sur l’interview perd encore plus son sens… Est-ce que le vrai débat n’est pas là plutôt que dans des gesticulations auto-masturbatoires? Autant que je sache, il l’a signé ce contrat!
Place à la musique… et à un très bon single issu de l’album (Vantage Point) en question: The Architect.
Grâce à PureFM, j’avais gagné deux places pour aller voir les Chemical Brothers à Anvers. Une bonne soirée, même si le côté fort « techno » de la soirée m’a rendu l’écoute un peu difficile par moment. J’aime beaucoup la musique électronique (Boards of Canada, Amon Tobin, Aphex Twin…), mais le show était plus « dur ». Bien différent de ce que je connais des albums « Surrender » et « Push The Button ».
Ceci dit, je suis ravi d’avoir pu assister à ce concert, dans un « Lotto Arena » tout neuf (juste à côté du fameux Sportpaleis).
Le clip du dernier single de Manu Chao est disponible depuis mercredi sur DailyMotion. On peut y lire que:
Tourné à Buenos Aires, et réalisé par Emir Kusturiça, voici le clip du premier single de Manu Chao, « Rainin In Paradize ». On y retrouve à ses côtés les membres de la Colifata, la radio historique de l’hôpital psychiatrique Borda à Buenos Aires, animée par les patients eux-mêmes.
En attendant le 27 août, date de sortie de « La Radiolina », son nouvel & 3ème album studio, un EP 4 titres sera disponible en digital à partir du 2 juillet.