Archive for the “Le web” category

Dire Straits censuré au Canada

1Gaetano16th jan 2011Le web

Censurer for nothing

Les membres du Conseil ont sorti leur vieux CD. Je devrais même dire leur plus vieux CD, car l’excellent album Brothers in Arms, où l’on trouve Money for Nothing, est le premier CD rock. Faut-il avoir du temps à perdre pour censurer des reliques! Pourquoi ne pas censurer la Chanson de Roland, un coup parti?

Pourquoi Money for Nothing est-elle mise à l’index? À cause d’un mot, un seul mot: faggot. Qui se traduit par «tapette» ou «moumoune». On l’entend trois fois dans la chanson:

See the little faggot with the earring and the makeup

Yeah Buddy that’s his own hair

That little faggot got his own jet airplane

That little faggot he’s a millionaire.

Le Conseil canadien des normes prétend que c’est diffamatoire envers les homosexuels. Le Conseil canadien des normes n’a rien compris à la chanson. Money for Nothing n’est pas une charge contre les homosexuels. Money for Nothing est une charge contre les chanteurs! Contre le star-système. Contre MTV qui, dans les années 80, était la machine à faire des vedettes. Money for Nothing, c’est le point de vue du travailleur sur tous ces bellâtres de l’ère du vidéoclip. Toutes ces vedettes instantanées aux crinières de lion entourées de pétards. Le travailleur se dit: «Pourquoi eux et pas moi? Pourquoi eux gagnent des millions à jouer de la guitare, tandis que je gagne des peanuts à déménager des réfrigérateurs?»

Source: http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/stephane-laporte/201101/15/01-4360472-censurer-for-nothing.php

Stéphane Laporte

Classement des ministres du gouvernement fédéral par nombre de fans Facebook

2Gaetano29th mar 2010Le web

Voici un petit exercice auquel je m’étais livré en préparation à une demande faite par un media belge. Finalement annulé, mon billet devait contenir entre autres ce graphique. J’ai cherché la page de chaque ministre du gouvernement fédéral belge sur Facebook et ai reporté les chiffres sur ce graphique:

Graphique représentant les ministres du gouvernement fédéral belge classé par fans Facebook

Graphique représentant les ministres du gouvernement fédéral belge classé par fans Facebook (cliquez pour le graphique en haute résolution)

On peut en tirer les constats suivants:

  • Michel Daerden reste la star sur Internet. Sur Facebook, il dépasse les 50.000 fans. Il est presque hors compétition tellement il déséquilibre le graphe.
  • Didier Reynders, en deuxième position, est à 10.000 fans environ. Un chiffre plus équilibré.
  • Yves Leterme, Premier Ministre, n’arrive qu’en 6e position. Il est aussi le premier néerlandophone.
  • Bizzarement, ce sont les francophones qui occupent les 5 premières positions. Pas un seul flamand avant Yves Leterme. C’est assez étrange quand on sait les néerlandophones sont largement plus connectés (au sens littéral comme au sens figuré).
  • Les trois derniers n’ont pas de page Facebook (dont une francophone): Vanackere, De Clerck et Laruelle.

Prochain épisode: le classement des ministres par nombre de followers Twitter. Stay tuned!

Voilà à quoi ressemblera la lecture d’un magazine sur l’iPad

0Gaetano26th mar 2010Le web, Usability & Ergonomie

En l’occurence, le magazine Wired, bien connu des passionnés de technologie. L’iPad offre ici une dimension supplémentaire dans les possibilités d’exploration du magazine. La publicité peut être interactive, les vidéos insérées dans les articles, la navigation simplifiée: une toute nouvelle expérience utilisateur.

Livre: « Web Analytics 2.0″

0Gaetano24th mar 2010Le web

Web Analytics 2.0Une lecture indispensable pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux Web Analytics (discipline qui viser à mesurer et à interpréter des statistiques web): Web Analytics 2.0: The Art of Online Accountability & Science of Customer Centricity. L’auteur n’en est pas à son coup d’essai, il a déjà publié il y a quelques années un premier ouvrage de référence sur le sujet « Web Analytics: An Hour A Day ».

Avinash Kaushik est une référence dans ce domaine. « Analytics Evangelist » chez Google, il explique clairement et simplement des concepts parfois très complexes. C’est une lecture qui déclenche pas mal d’idées et éclaire d’un jour nouveau tout ce que les analytics peuvent apporter dans l’optimisation d’un site Internet. A condition bien sûr d’avoir des objectifs clairs: condition obligatoire pour livrer des interprétations pertinentes.

Petit exemple de ce pragmatisme: sa règle des trois « So what? ». Prenez un chiffre et posez à trois reprises la question: « So What? ». Si au bout de ces questions successives votre chiffre conserve sa pertinence, c’est qu’il est valable.

A lire donc. Uniquement disponible en anglais.

Woorank analyse votre site et vous donne un bulletin

2Gaetano18th mar 2010Le web

Ne pas parler de Woorank serait un sacrilège… Lancé fin janvier, ce projet 100% belge a reçu une fameuse couverture médiatique: repris par Techcrunch notamment, il a fait l’objet d’un bon petit buzz mérité sur la blogosphère. C’est le résultat d’une collaboration entre Jean Derély et les fondateurs de la start-up belge 1MD.

Woorank délivre un bulletin à votre site web

Le principe est simple: une fois l’adresse de votre site soumise, Woorank l’analyse et vous livre un bulletin complet sur sa notoriété. Principalement axé sur le SEO, les autres critères de qualité ne sont pas oubliés: contenu, usability, visiteurs et données techniques. Sympa aussi: Woorank évalue la difficulté supposée pour atteindre certains objectifs.

L’outil est sévère, le cotes proches de 100 sont réservées à quelques leaders: la moyenne est à 50.5. Un petit coup d’oeil au classement général donne une idée de la difficulté de l’exercie.

Je tire en tout cas mon chapeau et félicite l’équipe: c’est un beau produit. Simple, clair et efficace: la classe.

Le web aujourd’hui en quelques chiffres et une vidéo

0Gaetano7th mar 2010Le web

Très chouette video qui donne en moins de 4 minutes tous les indicateurs de volume du « social web » aujourd’hui.
A regarder avec le son, pour ne rien perdre du travail.

JESS3 / The State of The Internet from JESS3 on Vimeo.

Plaidoyer pour les concepteurs de sites web

0Gaetano20th fév 2010Humeurs, Le web

La critique d’un site web faite il y a quelques semaines dans un media belge m’a valu un fameux retour de boomerang. Le concepteur du site a pris la chose pour lui. Furieux, malgré un échange téléphonique très courtois et constructif, il m’a ensuite demandé réparation (un droit de réponse) pour calomnie via un avocat.

L’affaire suit son cours pour l’instant. Je ne rappellerai pas ici les noms et la critique qui en sont à l’origine: inutile d’en remettre une couche. Et ce n’est pas ce qui importe le plus. Pour moi, cette histoire rappelle combien la construction d’un site web de qualité professionnelle reste un exercice d’une complexité inouïe, une tâche très souvent sous estimée par ceux qui achètent ou commanditent.

(Notons d’ailleurs que les considérations ci-dessous ne visent pas les acteurs de l’affaire elle-même. C’est une réflexion inspirée par celle-ci.)

Un métier difficile

C’est d’ailleurs bien la raison pour laquelle je n’en veux pas à la personne qui m’attaque. Même si ce n’est pas elle qui était visée par ma critique, mais bien son client.

C’est pour moi une chose évidente: c’est le client qui est responsable de ce qu’il achète. Le concepteur du site livre et exécute ce que le client demande. Celui-ci, en acceptant la mise en ligne d’un site web, le valide et le prend à son compte. Le prestataire, lui, cherche la satisfaction de son client.

Cela fait plus de dix ans que je suis dans ce métier. Avec la grande chance d’avoir expérimenté les deux côtés: être prestataire et être client. Le métier de concepteur web est un exercice d’équilibriste. Il doit constamment jongler avec différentes forces non convergentes:

  • La direction créative
  • L’image du client
  • La connaissance web du client
  • La faisabilité technique
  • Le respect des standards du web
  • L’ergonomie
  • La communication
  • La vitesse d’évolution des technologies
  • Les mises à jours successives du site
  • Le référencement
  • Les modes (le web, comme le vêtement, a ses modes)
  • La satisfaction du client
  • Sa satisfaction en tant que prestataire
  • et last but not least… le respect du budget et du planning

Tout concepteur web a déjà entendu cette phrase terrible: « Mon fils de 12 ans fait aussi son site, qu’on ne me dise pas que c’est si compliqué ». Oui, mais… tout le monde peut jeter un morceau de viande dans une poêle et cela ne le transforme pas en chef! Celui qui gère son restaurant, son personnel, son menu, l’attente de ses clients, etc…

Bien souvent, on se rend compte que c’est le client qui est « mal éduqué »: le niveau de maturité de ses demandes ou sa compréhension de l’Internet sont trop limités. Le prestataire doit les reformuler tout en gardant la satisfaction intacte ou en ne les trahissant pas. « Le client est roi »: on ne peut en vouloir au concepteur qui cherche à plaire à son client et surtout à voir ses factures honorées. Il est parfois inutile de dépenser une énergie folle sur certaines choses: mieux vaut céder et rester en bons termes.

La place de la critique

Est-ce pour autant une raison pour refuser la critique? De grands cinéastes produisent des films qui ont parfois consommé de nombreuses années de leur vie. Pour parfois récolter des critiques cinglantes (exemple qui me vient à l’esprit: « Mr Nobody », injustement décrié). Comme pour un site web, la subjectivité prend une place importante.

D’autant qu’il n’y a pas règles écrites sur le « comment » (hormis peut-être le W3C… et encore seulement pour une partie de la partie technique). On parle plutôt de conventions ou de « façons » de faire. Un ensemble de savoirs que l’on applique de différentes manières, avec plus ou moins d’intensité, selon le projet, le budget, le client… Et il arrive que l’on s’extasie devant le projet qui justement s’est affranchi de ses conventions pour créer une nouvelle manière de faire: un privilège!

La critique, dans ce contexte, est difficile à recevoir. Je doute que Jaco Van Dormael n’ait pas souffert de ce que l’on a dit de son film (pourtant magnifique, je me répète!). Elle est pourtant nécessaire et utile. Sans elle, pas de troisième voie entre le client et le concepteur. Pas de vue croisée, ni de mise en évidence. La critique ou le commentaire est essentielle dans toute forme de création: la refuser, c’est refuser la diversité des points de vue, la complexité du monde dans lequel cette création doit vivre. C’est même refuser de reconnaître la difficulté de son propre métier: celui qui prétend mettre en ligne des projets parfaits se trompe.

En conclusion, je dirais que c’est pourtant dans ces difficultés que se trouve l’essence qui nourrit la passion des créateurs de sites web. Parce-que ceux-ci trouvent une jouissance particulière à créer à chaque fois un nouvel équilibre. J’aime mon métier parce qu’il se base sur un savant mélange de compétences, toujours en évolution.

Et qu’on se le dise, aucun site web du monde n’est parfait: aucun!


Bashung: vertige de l’information

3Gaetano16th mar 2009Humeurs, Le web, Let's rock!

Bashung décédé, les médias s’enflamment. Respectable et respecté, l’artiste mérite l’attention que l’on porte à son décès: le poète est mort. A l’heure des nouveaux médias, ces funérailles médiatiques unanimes sont l’occasion d’un formidable déclencheur numérique.

Un des sujets que j’ai envie d’approfondir un jour c’est le croisement de ces éclats de bombe que constituent un événement d’actualité repris en coeur sur la Toile. Autant de canaux autonomes – mais dépendants- repris par toute une frange de la population internet et qui démontrent à quel point la diffusion de l’information sur le web a quelque chose d’insaisissable.

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Le point de départ: l’annonce de l’événément. 19h56. Qui de l’Internet, de la radio ou de la télévision a démarré les hostilités? Quel média a lancé cette nouvelle le premier dans l’arène de l’information?

Pour moi je fus assez simple: c’est au journal télévisé que je l’ai appris. Le bon vieux média. Mon premier réflexe: Twitter. Déjà 2 des 130 personnes que je « follow » annonçaient la nouvelle. Donc en avance sur le journal… Une simple recherche sur tous les tweets traitant du sujet et je constate qu’ils sont encore bien plus. L’émotion s’y déverse.

Pourquoi avoir choisi Twitter comme première source de vérifications? Il aurait été légitime de commencer par les sites de journaux en ligne… Non. Ce fut un choix instinctif. Pourquoi? Parce-que Twitter me donne accès à une série de « veilleurs ». Si eux en faisaient un tweet, c’est qu’ils avaient déjà lu l’info quelque part avant…

Et donc viennent – dans un second temps – les sites de quotidiens en ligne: Le Monde, Libération, Le Figaro, Le Soir, La Libre… Ce qui m’a permis de vérifier que tous avaient déjà l’info en page d’accueil (ça se dit encore « en une »?). Le site web a été plus rapide que la télévision. Inattendu: de loin, on pourrait croire qu’interrompre un programme en cours est plus facile que publier une page sur un serveur web.

Sur les articles pleuvaient des commentaires emplis d’émotion et de regrets. Pas de manière originale, bien souvent, mais la communion numérique était en cours.

20h20: l’encyclopédisation des événements. 20h20, donc, et je me permet un coup de sonde curieux: « Qu’en est-il de Wikipedia? » Croyez-le ou non, l’encyclopédie en ligne avait déjà été mise à jour. Le concept d’encyclopédie est revu et corrigé: c’est sa mise à jour en temps réel.

J’aurais pu continer ainsi en vérifiant l’impact de l’information sur les blogs (6000 notes publiées sur le sujet hier), YouTube, Flickr, sites P2PA, recherches sur Google… pour mesurer encore le formidable média que constitue Internet.

On comprend ainsi que le métier des gens qui font de la communication aujourd’hui (marketing,presse, relations publiques, communication de crise…), se retrouve devant une évolution terrible à suivre et surtout à maîtriser. Autrefois communiquer se limitait à quelques supports distincts et très peu dépendants. Aujourd’hui, c’est une multitude de canaux fusionnels et inter-dépendants qu’il faut appréhender. Il faut à chaque instant penser à tous ces éclats de bombe que constitue ces informations qui se dispersent sur le réseau. La maîtrise de la technique (réelle et figurée) prend de plus en plus de place…

Et Bashung dans tout ça? Il va nous manquer, merde.

De la nullité de Twitter

5Gaetano23rd jan 2009Humeurs, Le web

Vendredi dernier, Twitter a hébergé des messages d’indignation sur la tragédie de Termonde. Certains pratiquaient l’indignation simple et basique (moi par exemple), d’autres le cynisme, d’autres relayaient l’info. Certains allaient jusqu’à débattre du traitement médiatique.

Tout à coup, Twitter m’est apparu ridiculement insuffisant. Mais quelle est la valeur d’un message de 140 caractères balancé à la face du monde par rapport à un événement comme celui-là? L’outil montrait ses lacunes, son insuffisance, sa petitesse, son absurdité. Twitter ne peut pas servir à grand-chose quand on veut discuter d’un tel événement.

Par son incapacité à délivrer de long messages, à grouper les messages par discussion, à séparer les destinataires des émetteurs, Twitter m’est apparu comme le symbole de notre société esclave de la vitesse et de la performance. Un esclavage qui nous pousse à réduire le nombre de mots, à simplifier, à accélérer…. Il faut expliquer en 1 slide, vendre en 5 secondes, répondre en moins de 30 minutes, simplifier son propos, …

Mais où est le sens bordel ?

Comparer des sites entre eux: une illusion?

0Gaetano28th déc 2008Le web, Usability & Ergonomie

Un ou deux graphiques positionnant son site en comparaison avec la concurrence peut donner l’illusion d’une mesure précise et d’un jugement exhaustif de la qualité. Mais est-ce méthodologiquement correct?

Comparer des sites entre eux n’est pas un exercice exact

Répondant à une demande, certains consultants conduisent des études comparatives de sites web: on compare un site avec ses compétiteurs. Cet exercice peut paraître intéressant, surtout dans les cas où l’on doit rapporter à sa direction sur la qualité du site que l’on maintient.

Mais est-ce que cet exercice est valide? Est-ce que placer sur un même graphique deux sites différents est méthodologiquement correct? En d’autres mots, compare-t-on « des pommes avec des pommes »?

Des objectifs qui rendent chaque site « spécial »

Plus j’y suis confronté, plus je réalise que c’est irréaliste et surtout incorrect. Un site web doit être conçu en fonction de deux princpaux objectifs:

  1. Les objectifs de l’éditeur du site: vendre un produit, distribuer un catalogue, informer sur un sujet… Il y a autant d’objectifs et surtout de combinaisons d’objectifs qu’il y a d’éditeurs. Si d’apparence, le business en ligne d’Amazon et de la FNAC peut sembler similaire (vendre des objets « culturels »), il y a pourtant des particularités liées à l’entreprise elle-même.
  2. Les objectifs de l’utilisateur: un site est conçu pour répondre à un certain nombre de « scenari utilisateurs ».  Normalement basés sur des études de marché, l’entreprise doit connaître ses clients et proposer une architecture de site qui combine la faisabilité de ces scenari avec ses objectifs.

Au final, chaque site est unique. Il répond à un double objectif particulier.

Comparer pour évaluer, pas pour mesurer

Faut-il pour autant cesser de se comparer à la concurrence? Non. Mais il faut à mon sens évacuer la notion de mesure pour ne garder que l’évaluation. Comparer des sites n’est pas un exercice mathématique, mais bien un outil de travail:

  1. Regarder comment la concurrence résoud un problème spécifique: processus d’achat, de conversion, etc…
  2. Evaluer le niveau de confort d’utilisation: nombre d’écrans, qualité rédactionnelle, niveau de confiance…
  3. Evaluer la mise en valeur de la marque: choix des couleurs, présence des logos…
  4. … et tout ce qui peut être estimé pertinent dans le cadre d’une étude comparative

Il n’y qu’un indicateur qui compte

Au final, l’efficacité d’un site ne se juge mathématiquement qu’au regard d’un seul indicateur: le taux de conversion. Celui-ci représente la proportion de visiteurs effectuant l’action désirée (acheter, cliquer sur un bouton spécifique, etc…).

Augmenter le taux de conversion est à mon sens ce qui doit mettre tous les intervenants d’un projet d’accord. Mais j’y reviendrai plus tard dans une autre note.

En conclusion:

  • Comparer des sites est méthodologiquement incorrect, mais peut aider à améliorer la qualité
  • La mesure mathématique de comparaison est le taux de conversion


(Image: FreeDigitalPhotos.net)
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