Archive for the “Humeurs” category

Kinepolis fait travailler son client… et demande un supplément

10Gaetano19th mar 2010Humeurs

Je dois être en retard d’une guerre. J’ai seulement remarqué aujourd’hui cette étrangeté lors d’une commande en ligne de tickets de cinéma sur le site Internet de Kinepolis: un supplément de 0,40€ est demandé pour toute commande effectuée sur Internet.

Voilà qui est bien curieux… voire même scandaleux. Résumons la situation:

  • C’est le client qui travaille:
    • il va sur le site,
    • encode ses données personnelles,
    • choisit sa séance,
    • choisit sa place,
    • paye en ligne…
  • C’est le client qui imprime le ticket:
    • sur son papier
    • avec son encre
    • sur son imprimante

Mais.. Kinepolis demande un supplément de 0,40€. Alors même que cette procédure entièrement automatisée lui fait probablement économiser de l’argent.

Attention, je ne critique pas ici le procédé de commande qui est plus que correct. C’est plus la politique commerciale que j’interroge: est-ce que cela ne devrait pas être l’inverse? Le client ne devrait-il pas être récompensé pour avoir traité sa commande en ligne?

Plaidoyer pour les concepteurs de sites web

0Gaetano20th fév 2010Humeurs, Le web

La critique d’un site web faite il y a quelques semaines dans un media belge m’a valu un fameux retour de boomerang. Le concepteur du site a pris la chose pour lui. Furieux, malgré un échange téléphonique très courtois et constructif, il m’a ensuite demandé réparation (un droit de réponse) pour calomnie via un avocat.

L’affaire suit son cours pour l’instant. Je ne rappellerai pas ici les noms et la critique qui en sont à l’origine: inutile d’en remettre une couche. Et ce n’est pas ce qui importe le plus. Pour moi, cette histoire rappelle combien la construction d’un site web de qualité professionnelle reste un exercice d’une complexité inouïe, une tâche très souvent sous estimée par ceux qui achètent ou commanditent.

(Notons d’ailleurs que les considérations ci-dessous ne visent pas les acteurs de l’affaire elle-même. C’est une réflexion inspirée par celle-ci.)

Un métier difficile

C’est d’ailleurs bien la raison pour laquelle je n’en veux pas à la personne qui m’attaque. Même si ce n’est pas elle qui était visée par ma critique, mais bien son client.

C’est pour moi une chose évidente: c’est le client qui est responsable de ce qu’il achète. Le concepteur du site livre et exécute ce que le client demande. Celui-ci, en acceptant la mise en ligne d’un site web, le valide et le prend à son compte. Le prestataire, lui, cherche la satisfaction de son client.

Cela fait plus de dix ans que je suis dans ce métier. Avec la grande chance d’avoir expérimenté les deux côtés: être prestataire et être client. Le métier de concepteur web est un exercice d’équilibriste. Il doit constamment jongler avec différentes forces non convergentes:

  • La direction créative
  • L’image du client
  • La connaissance web du client
  • La faisabilité technique
  • Le respect des standards du web
  • L’ergonomie
  • La communication
  • La vitesse d’évolution des technologies
  • Les mises à jours successives du site
  • Le référencement
  • Les modes (le web, comme le vêtement, a ses modes)
  • La satisfaction du client
  • Sa satisfaction en tant que prestataire
  • et last but not least… le respect du budget et du planning

Tout concepteur web a déjà entendu cette phrase terrible: « Mon fils de 12 ans fait aussi son site, qu’on ne me dise pas que c’est si compliqué ». Oui, mais… tout le monde peut jeter un morceau de viande dans une poêle et cela ne le transforme pas en chef! Celui qui gère son restaurant, son personnel, son menu, l’attente de ses clients, etc…

Bien souvent, on se rend compte que c’est le client qui est « mal éduqué »: le niveau de maturité de ses demandes ou sa compréhension de l’Internet sont trop limités. Le prestataire doit les reformuler tout en gardant la satisfaction intacte ou en ne les trahissant pas. « Le client est roi »: on ne peut en vouloir au concepteur qui cherche à plaire à son client et surtout à voir ses factures honorées. Il est parfois inutile de dépenser une énergie folle sur certaines choses: mieux vaut céder et rester en bons termes.

La place de la critique

Est-ce pour autant une raison pour refuser la critique? De grands cinéastes produisent des films qui ont parfois consommé de nombreuses années de leur vie. Pour parfois récolter des critiques cinglantes (exemple qui me vient à l’esprit: « Mr Nobody », injustement décrié). Comme pour un site web, la subjectivité prend une place importante.

D’autant qu’il n’y a pas règles écrites sur le « comment » (hormis peut-être le W3C… et encore seulement pour une partie de la partie technique). On parle plutôt de conventions ou de « façons » de faire. Un ensemble de savoirs que l’on applique de différentes manières, avec plus ou moins d’intensité, selon le projet, le budget, le client… Et il arrive que l’on s’extasie devant le projet qui justement s’est affranchi de ses conventions pour créer une nouvelle manière de faire: un privilège!

La critique, dans ce contexte, est difficile à recevoir. Je doute que Jaco Van Dormael n’ait pas souffert de ce que l’on a dit de son film (pourtant magnifique, je me répète!). Elle est pourtant nécessaire et utile. Sans elle, pas de troisième voie entre le client et le concepteur. Pas de vue croisée, ni de mise en évidence. La critique ou le commentaire est essentielle dans toute forme de création: la refuser, c’est refuser la diversité des points de vue, la complexité du monde dans lequel cette création doit vivre. C’est même refuser de reconnaître la difficulté de son propre métier: celui qui prétend mettre en ligne des projets parfaits se trompe.

En conclusion, je dirais que c’est pourtant dans ces difficultés que se trouve l’essence qui nourrit la passion des créateurs de sites web. Parce-que ceux-ci trouvent une jouissance particulière à créer à chaque fois un nouvel équilibre. J’aime mon métier parce qu’il se base sur un savant mélange de compétences, toujours en évolution.

Et qu’on se le dise, aucun site web du monde n’est parfait: aucun!


Ceci n’est pas une course: La Bouillonnante

5Gaetano28th avr 2009Humeurs

Une fois n’est pas coutume, je ne parlerai dans cette note ni de web, ni de musique, mais bien de course à pied. Ma première expérience de trail, durant « La Bouillonnante« , un superbe parcours dans la région de Bouillon. Voici un compte rendu de mes 4h20 de souffrance et de plaisir…

Je n’ai jamais fait de trail. Cela fait plus de 5 ans que je cours, j’ai fait quelques courses et quelques semis sur route. C’est mon ami Seb qui m’a motivé à participer à cette course, convaincu que cela me plairait. Il ne s’est pas trompé. J’ai opté pour le 24km et pris comme objectif de finir la course, sans souffrance excessive.

J’ai fait une préparation légère, surtout motivée par le fait que je voulais éviter une blessure. Je souffre de périostite chronique et j’ai heureusement évité de grosses crises grâce à cette approche. Trois sorties par semaine: deux courtes (50 min) et une longue en endurance (1h30, parfois 2 heures).

Le matin de la course arrive. Le réveil sonne à 5h30 et curieusement, je ne stresse pas. Alors que la semaine qui a précédé fut assez soucieuse. Peur de ne pas dormir, peur de devoir faire face à l’inconnu d’une épreuve longue… Nous faisons la route avec Seb qui a malheureusement passé une nuit d’enfer, victime d’une sale indigestion.

Arrivé à Bouillon, la pluie est au rendez-vous. Il fait froid, humide. A 9h15, nous papotons avec quelques coureurs et à 9h40 le départ est donné. C’est un régal. La course se passe de manière impeccable. J’éprouve un plaisir fou à courir la forêt, grimper les rochers, admirer les paysages. La pluie n’a pas d’importance. Je me sens hyper bien. Seb est à la traîne et me pousse à ne pas l’attendre. J’apprendrai plus tard qu’il a abandonné, son indigestion a eu raison de sa motivation. Lui qui a parcouru les 80km du trail de Paris avec succès! Mais il avait raison, c’est génial. Je m’étonne moi-même: j’ai les réserves, les bonnes sensations.

Je m’arrête plusieurs fois pour prendre des photos, tout sourire et ai le sentiment de maîtriser l’épreuve. Au ravitaillement, mon chrono est là: 1h30! Je serais donc parti pour un chrono de 3h00, 3h30 peut-être. Ce qui d’après mes renseignements, serait plus qu’honorable!

Manque d’expérience? La deuxième partie de course tourne au cauchemar. Directement après le ravito, c’est le premier mur. Arrivé devant, je me suis même arrêté 10 secondes, surpris de l’incongruité de l’épreuve: ce n’est pas de la course à pied, c’est de l’escalade! Soit. J’y vais. Cela se passe bien et crois avoir dompté une grosse difficulté. Non. Ce n’est que le début. Jusqu’aux fameuses échelles de Rochehaut tout ira bien. Mais c’est là que la course prend un virage définitif: je ressens un premier début de crampe, que je sous-estime d’abord. Je n’ai jamais eu de crampes en cinq années de CAP…

La course devient un vrai cauchemar, les murs se succèdent, la boue m’emprisonne. Je n’ai pas de chaussures de trail et je le regrette: je glisse, n’ai pas d’appui, mes chevilles trinquent. Je chute sur les planches glissantes d’un petit pont. Chaque descente devient pour moi aussi terrible qu’une montée. Je souffre, mais le plaisir reste… C’est une sensation difficile à expliquer. Il y a quelque chose d’animal dans cette façon de se battre avec la nature, de lutter contre soi-même, d’être réuni avec d’autres dans cette épreuve.

Les crampes ne me lâchent plus. Plusieurs fois, je dois m’arrêter. Me coucher à même le sol pour tenter de dompter ces douleurs qui paralysent mes cuisses.Plusieurs participants tenteront de m’aider. Une coureuse passe et me prévient: ces crampes ne me lâcheront plus. Elle aura raison. Ma frustration grandit: je ne sais quasi plus courir. Les montées, la boue, les crampes mettent à mal chacune de mes tentatives de relance. Mais j’ai une certitude: je passerai la ligne d’arrivée.

L’arrivée approche et les escaliers pour la rejoindre sont ma dernière croix. Arrivé en haut, étourdi, les jambes raides, j’aperçois Seb et la ligne d’arrivée: 4h20 pour finir!

Je ne sais pas ce qui s’est passé. Comment ai-je pu perdre autant sur la deuxième moitié? Manque d’expérience,d’entraînement, mauvaise gestion de l’effort? Je dois décanter cela un peu. Mais quelle expérience! Une chose est sûre: je reviendrai!

(2010-02-21) Cette semaine sur Twitter, j’ai raconté:

0Gaetano5th avr 2009Humeurs

  • @Somebaudy c'est juste que cela fait lontemps que j'ai plus mis les mains dans SPIP. Mais cela fonctionnait très bien il y a 5 ans. in reply to Somebaudy #
  • Question: comment se porte SPIP? Vous le conseilleriez à une ONG ou une association? #
  • Sylvestre defontaine revient sur Girls Geek London à 18h40 sur PureFM. Sera-t-il plus prudent ? :-) #
  • se drogue au thé vert. Dans ma tasse à l'instant, du Tamaryokucha Impérial http://twurl.nl/6t1v3s #
  • @Benoit_D tweetdeck in reply to Benoit_D #
  • @flexyflow elle est où la réponse du sylvestre? J'adore les tempêtes 2.0 dans un verre d'eau… in reply to flexyflow #
  • a écouté la super chronique de Sylvestre Defontaine sur le Girl Geek Shopping London: woaw, ça vole haut! Ca c'est de l'analyse #

Bashung: vertige de l’information

3Gaetano16th mar 2009Humeurs, Le web, Let's rock!

Bashung décédé, les médias s’enflamment. Respectable et respecté, l’artiste mérite l’attention que l’on porte à son décès: le poète est mort. A l’heure des nouveaux médias, ces funérailles médiatiques unanimes sont l’occasion d’un formidable déclencheur numérique.

Un des sujets que j’ai envie d’approfondir un jour c’est le croisement de ces éclats de bombe que constituent un événement d’actualité repris en coeur sur la Toile. Autant de canaux autonomes – mais dépendants- repris par toute une frange de la population internet et qui démontrent à quel point la diffusion de l’information sur le web a quelque chose d’insaisissable.

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Le point de départ: l’annonce de l’événément. 19h56. Qui de l’Internet, de la radio ou de la télévision a démarré les hostilités? Quel média a lancé cette nouvelle le premier dans l’arène de l’information?

Pour moi je fus assez simple: c’est au journal télévisé que je l’ai appris. Le bon vieux média. Mon premier réflexe: Twitter. Déjà 2 des 130 personnes que je « follow » annonçaient la nouvelle. Donc en avance sur le journal… Une simple recherche sur tous les tweets traitant du sujet et je constate qu’ils sont encore bien plus. L’émotion s’y déverse.

Pourquoi avoir choisi Twitter comme première source de vérifications? Il aurait été légitime de commencer par les sites de journaux en ligne… Non. Ce fut un choix instinctif. Pourquoi? Parce-que Twitter me donne accès à une série de « veilleurs ». Si eux en faisaient un tweet, c’est qu’ils avaient déjà lu l’info quelque part avant…

Et donc viennent – dans un second temps – les sites de quotidiens en ligne: Le Monde, Libération, Le Figaro, Le Soir, La Libre… Ce qui m’a permis de vérifier que tous avaient déjà l’info en page d’accueil (ça se dit encore « en une »?). Le site web a été plus rapide que la télévision. Inattendu: de loin, on pourrait croire qu’interrompre un programme en cours est plus facile que publier une page sur un serveur web.

Sur les articles pleuvaient des commentaires emplis d’émotion et de regrets. Pas de manière originale, bien souvent, mais la communion numérique était en cours.

20h20: l’encyclopédisation des événements. 20h20, donc, et je me permet un coup de sonde curieux: « Qu’en est-il de Wikipedia? » Croyez-le ou non, l’encyclopédie en ligne avait déjà été mise à jour. Le concept d’encyclopédie est revu et corrigé: c’est sa mise à jour en temps réel.

J’aurais pu continer ainsi en vérifiant l’impact de l’information sur les blogs (6000 notes publiées sur le sujet hier), YouTube, Flickr, sites P2PA, recherches sur Google… pour mesurer encore le formidable média que constitue Internet.

On comprend ainsi que le métier des gens qui font de la communication aujourd’hui (marketing,presse, relations publiques, communication de crise…), se retrouve devant une évolution terrible à suivre et surtout à maîtriser. Autrefois communiquer se limitait à quelques supports distincts et très peu dépendants. Aujourd’hui, c’est une multitude de canaux fusionnels et inter-dépendants qu’il faut appréhender. Il faut à chaque instant penser à tous ces éclats de bombe que constitue ces informations qui se dispersent sur le réseau. La maîtrise de la technique (réelle et figurée) prend de plus en plus de place…

Et Bashung dans tout ça? Il va nous manquer, merde.

De la nullité de Twitter

5Gaetano23rd jan 2009Humeurs, Le web

Vendredi dernier, Twitter a hébergé des messages d’indignation sur la tragédie de Termonde. Certains pratiquaient l’indignation simple et basique (moi par exemple), d’autres le cynisme, d’autres relayaient l’info. Certains allaient jusqu’à débattre du traitement médiatique.

Tout à coup, Twitter m’est apparu ridiculement insuffisant. Mais quelle est la valeur d’un message de 140 caractères balancé à la face du monde par rapport à un événement comme celui-là? L’outil montrait ses lacunes, son insuffisance, sa petitesse, son absurdité. Twitter ne peut pas servir à grand-chose quand on veut discuter d’un tel événement.

Par son incapacité à délivrer de long messages, à grouper les messages par discussion, à séparer les destinataires des émetteurs, Twitter m’est apparu comme le symbole de notre société esclave de la vitesse et de la performance. Un esclavage qui nous pousse à réduire le nombre de mots, à simplifier, à accélérer…. Il faut expliquer en 1 slide, vendre en 5 secondes, répondre en moins de 30 minutes, simplifier son propos, …

Mais où est le sens bordel ?

Nos enfants nous accuseront

1Gaetano24th nov 2008Humeurs

J’ai dit sur Twitter ce 2008-09-26 …

226th sept 2008Humeurs

J’ai dit sur Twitter ce 2008-09-23 …

023rd sept 2008Humeurs

  • Radiohead offre les pistes de ‘Reckoner’ et organise un concours de Remixes: http://twurl.nl/o430pf #
  • ai trouvé l’outil qu’il faillait pour faire tourner plusieurs version de Internet Explorer en parallèle http://twurl.nl/w6yvmx #

J’ai dit sur Twitter ce 2008-09-18 …

018th sept 2008Humeurs

  • Hackers have broken in to the e-mail of the US Republican vice-presidential candidate, Alaska Governor Sarah Palin. http://twurl.nl/gs2i0l #
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