Archive for the “Ecrire pour les blogs” category
Gaetano • 4th mai 2006 • Ecrire pour les blogs
François, de Shoob, a eu l’excellente idée de faire un résumé des différentes ressources qui traitent de « l’écriture blog ». Je ne pouvais pas manquer l’occasion de le relever, d’autant qu’il a la gentillesse de reprendre ma modeste contribution (je réfléchis aux chapitres suivants).
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Gaetano • 21st mar 2006 • Ecrire pour les blogs
Le succès des blogs a amené une modification assez significative dans la manière dont on consulte les sites. Le responsable ? Le RSS (on en parle dans le dernier PodCafé). Ce format de syndication des contenus s’est pleinement épanoui grâce à la structure très simple des blogs : titre, date, auteur & contenu. Ce n’est d’ailleurs pas une surprise si les premiers acteurs non liés à la blogosphère à s’être emparé du format sont les quotidiens d’information.

Le RSS permet de suivre les mises à jour de plusieurs sites en même temps, via un agrégateur (de type Bloglines), sans avoir besoin de visiter le site pour savoir ce qu’y passe…
En tenir compte lors de la rédaction
En conséquence, deux stratégies d’accès sont possible sur votre blog :
- Par consultation directe et classique, via l’URL
- Via l’agrégateur que votre visiteur utilise pour surveiller le fil RSS
Ici, c’est le point 2 qui nous intéresse. Et ceci est à considérer en fonction du choix que l’on fait par rapport aux champs « Chapeau » et « corps du texte » (dénomination variable suivant les plates-formes de blogging) :
- On publie tout le contenu de son article directement. Conséquence : sur le blog même, pas besoin de cliquer sur le titre de l’article pour en afficher la totalité. L’agrégateur de votre visiteur affichera la totalité de l’article aussi: le visiteur n’a donc pas besoin de visiter votre blog.
- On utilise la fonctionnalité « chapeau ». Conséquence : la page d’accueil du blog n’affiche que ceux-ci.
L’agrégateur n’affiche que le chapeau. Pour accéder à la totalité de l’article, il faut cliquer sur le titre à partir de l’agrégateur et ainsi appeler une page réelle du site.

Je discutais récemment avec un bloggeur ayant de beaux chiffres d’audience : il me disais qu’il était vital pour lui d’amener le visiteur vers son site. Il tire en effet quelques revenus de publicités Google AdSense. Et tant que Google ne propose pas de modèle équivalent pour les fils RSS, celles-ci doivent être vues et cliquées via le site… Nul besoin d’ajouter qu’il avait choisi la deuxième orientation.
A vous de voir donc, en fonction de vos objectifs. Et en prenant également en compte des données statistiques : tout miser sur le RSS implique d’utiliser des outils de tracking adéquats, comme Feedster. Mais ça, on y reviendra plus tard….
Note: n’hésitez pas à réagir ou me montrer que j’ai tort si c’est vrai
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Gaetano • 13th déc 2005 • Ecrire pour les blogs
Si il y a bien une chose qui peut paraître floue pour le nouveau bloggeur, c’est l’usage des « tags ». Il s’agit pourtant d’une des composantes essentielles du blog et, plus largement, de toutes les applications du mouvement Web 2.0 (Technorati, Flickr, Del.icio.us, etc…).

Le tag est à comprendre comme une sorte de catégorie, à la différence que:
1. Si la catégorie est construite comme une hiérachisation interne du blog, le tag est ouvert et partagé. En taggant son article, l’auteur lui attribue tous les mots-clés qu’il trouve pertinents. Par rapport à son blog, mais surtout par rapport au web en général. Le but étant, in fine, qu’en taggant mon article « voiture de sport », il se retrouve aggrégé avec tous les autres articles publiés par d’autres auteurs qui auront, eux aussi, taggé un article « voiture de sport ».
Cet outil magnifique va en fait permettre de « connecter les intelligences », l’aggrégation des différents articles créant une nouvelle valeur. Chaque utilisateur apportant sa contribution à un débat plus large.
2. Les tags sont libres et non cloisonnés. L’auteur ne va pas choisir parmi une liste définie de tags. Il est fort probable qu’il n’y ait dans son blog qu’un seul article taggé « voiture de sport », alors que ma catégorie « loisirs » comprend des dizaines d’articles. Aucune importance: c’est ici la théorie de la Long Tail que l’on applique à son niveau. J’ai un contenu rare, de niche, qui trouvera acquéreur via un système de tagging qui indexera mon info pour la placer à un niveau supérieur (voir par exemple technorati.com/tags).
C’est la créativité de l’intelligence de l’auteur qui permettra d’assigner les tags les plus pertinents à un article.
On le voit bien, si « Tags » et « Catégories » ont des points communs, leurs différences leur font jouer un rôle à l’ampleur bien différente. Dans le cadre d’un blog, il est essentiel d’utiliser de manière efficace une bonne combinaison des deux.
UPDATE 2005-12-28: j’oublie deux petits conseils basiques lorsque vous appliquez des tags:
- Si vous publiez en réponse à d’autres posts, choisissez les mêmes tags que l’article auquel vous répondez. Cela aura pour effet de regrouper les interventions
- Si vous développez un point de vue sur votre blog en plusieurs posts, prenez soin d’également bien choisir les mêmes tags.
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Gaetano • 3rd déc 2005 • Ecrire pour les blogs
Souvent oubliée sur les blogs, elles permettent de retrouver un article intéressant. C’est crucial dans un mode de publication le plus souvent basé sur une fréquence quotidienne. Un bloggeur mélange souvent de bons articles de fond et des humeurs personnelles, une bonne catégorisation permettra aux visiteurs de « faire le tri ».

La contrainte majeure d’un blog, en ce qui concerne la catégorie, c’est qu’elles ne sont qu’à un seul niveau. Du coup, trois choix sont possibles pour un auteur:
- S’en foutre complètement. Probablement le choix de la majorité de bloggeurs… Ca a le mérite d’être clair, au moins
- Construire une liste de catégorie pharaonique. Le mauvais choix: la plupart du temps les visiteurs ne liront pas cette liste. D’autant que l’on sait qu’au-delà d’une liste de 7 éléments, il ne faut pas s’attendre à ce que le visiteur puisse la lire et l’assimiler.
- Viser le maximum de 7 en tentant de couvrir sa matière. Un joli défi.
Alors comment s’en sortir?
- Si vous abordez des sujets vraiment différents, pourquoi ne pas multiplier les blogs? Cela se voit de plus en plus: certains bloggeurs produisent plusieurs blogs: cela permet d’avoir une certaine verticalité dans les sujets abordés. Surcroit de travail certain, mais une plus grande satisfaction de l’audience.
- Manipulez vos catégories: essayer de « jouer » avec les catégories. Au lieu d’en afficher 21, par exemple, créez 3 blocs de 7 qui ont un sens.
- Mettez en évidence certaines catégories qui ont une particularité. Rien ne vous empêche d’isoler visuellement une catégorie du groupe principal: cela renforcera son impact.
Alors, faut-il que les blogs puissent gérer des catégories à plusieurs niveaux? Je serais tenté de répondre par la négative: le succès des blogs est très largement basé sur leur simplicité. Des échelles de catégories ne vont pas dans ce sens.
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Gaetano • 17th nov 2005 • Ecrire pour les blogs
Plus je lis les blogs, plus mon impression se renforce: il y a une écriture spécifique aux blogs. Bien sûr, il y a les conseils « classiques » en terme d’écriture web: phrases courtes, pyramide inversée, résumé dans le chapeau, etc.. (pour une liste exhaustive, visiter le très bon site du très compétent Jean-Marc Hardy). Mais il me semble qu’à cela s’ajoutent d’autre principes, liés au fonctionnement propre du blog.
Comment écrire pour les blogs? Ma réponse – à débattre ensemble bien sûr – est en plusieurs points. Et pour ne pas publier un trop long article, je la publierai en plusieurs épisodes. A priori, il y aura 5 chapitres. C’est parti…
Point 1: la pertinence du titre. « Je » transmet un « contenu »
Un blog, c’est souvent un « je » qui parle. Un titre bien fait véhicule la personnalité de cet auteur. Il est un espace de créativité. Mais dans le blogging, je pense qu’il faut être très attentif: il y a une telle masse d’articles parlant des mêmes sujets qu’il faut trouver la bonne combinaison. Le titre doit à la fois réfléter la personnalité et le contenu.
Un blog parle souvent de sujets très divers. Un bon titre, qui cerne bien le sujet, permet de s’y retrouver plus facilement. La théorie de la « Long Tail » n’existe pas pour rien: la multiplicité des sujets abordés est susceptible de toucher plusieurs audiences hyper spécialisées très facilement. Les blogs ont de plus la particularité d’être indexés très facilement. Mieux vaut dire de façon simple de quoi on parle, et ce pour chaque article. C’est à l’aide de mon titre que mon contenu est communiqué.
Mais cela ne suffit pas… Quoi de plus ennuyeux que de trouver 50 posts qui titrent tous: « Google lance le produit TrucBidule »? Etre original peut apporter la touche qui fait sortir le bloggeur du lot. Le post qu’on lira sur les 50.
Fin du point 1.
(Attention: je liste des beaux principes… je ne les applique pas nécessairement;-)
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Gaetano • 6th oct 2005 • Ecrire pour les blogs
J’ai passé ma journée à la conférence « Blogging, media and entreprise« , au très beau CIVA (Bruxelles). L’occasion d’écouter Gilles Klein, journaliste et blogger , Julien Van Caneghem ou Philippe Borremans nous parler de l’évolution des blogs sur le web. La petite touche originale et bien intéressante est venue de Régine Debatty, dont le blog « we-make-money-not-art » est devenu célèbre.
Le web 2.0 frappe donc à notre porte…
Petite analyse perso, réponse à la question: « mais pourquoi les blogs ont-ils autant de succès? »
La personnalité: il me semble que c’est la clé. Dans notre paysage médiatique ultra conformiste, sclérosé par la pensée unique, les blogs apportent de la fraîcheur et surtout une opinion. Bordel, ca fait du bien.
La vitesse: c’est court, informel et direct. Adapté à nos vies ultra speedée.
L’impertinence: un blog qui marche, c’est un blog qui a un petit côté impertinent. C’est très tendance ça… Rajoutez une petite couche d’exhibitionisme et vous gagnez quelques lecteurs.
Le contenu: marre de lire la même chose partout. On veut un angle, quelque chose de simple, un avis. Pas celui d’un auteur autorisé (journaliste, institutions…), mais celui de mon voisin, de mon collègue, d’un copain…
Bref, mon analyse à deux balles a le mérite de me relancer pour la V3 d’expressions.be. Je n’ai plus tout mon historique des deux premières versions… tant mieux. On recommence à zéro.