Voici un petit exercice auquel je m’étais livré en préparation à une demande faite par un media belge. Finalement annulé, mon billet devait contenir entre autres ce graphique. J’ai cherché la page de chaque ministre du gouvernement fédéral belge sur Facebook et ai reporté les chiffres sur ce graphique:
Graphique représentant les ministres du gouvernement fédéral belge classé par fans Facebook (cliquez pour le graphique en haute résolution)
On peut en tirer les constats suivants:
Michel Daerden reste la star sur Internet. Sur Facebook, il dépasse les 50.000 fans. Il est presque hors compétition tellement il déséquilibre le graphe.
Didier Reynders, en deuxième position, est à 10.000 fans environ. Un chiffre plus équilibré.
Yves Leterme, Premier Ministre, n’arrive qu’en 6e position. Il est aussi le premier néerlandophone.
Bizzarement, ce sont les francophones qui occupent les 5 premières positions. Pas un seul flamand avant Yves Leterme. C’est assez étrange quand on sait les néerlandophones sont largement plus connectés (au sens littéral comme au sens figuré).
Les trois derniers n’ont pas de page Facebook (dont une francophone): Vanackere, De Clerck et Laruelle.
Prochain épisode: le classement des ministres par nombre de followers Twitter. Stay tuned!
Depuis le 10 mars, la 3e édition est disponible en librairie et sur Amazon. Cette édition a été revue et corrigée: certains chiffres sont actualisés et de nouvelles études de cas sont proposées.
L’occasion pour moi de répéter ici le travail de qualité de Jean-Marc Hardy. Lui qui a proposé dès la première édition une structure et un modèle qui fonctionne toujours des années plus tard.
Je vous encourage donc à le lire et à le commenter: nous serons heureux d’avoir vos critiques, positives ou négatives, sur cette édition.
Très chouette video qui donne en moins de 4 minutes tous les indicateurs de volume du « social web » aujourd’hui.
A regarder avec le son, pour ne rien perdre du travail.
M clôturait la première partie de sa tournée ce vendredi 18/12 à l’AB. Visiblement bien décidé à terminer ce premier round comme il se doit. Il l’annonca d’ailleurs dès l’entame du concert: « ça sent la teuf! ». Le concert n’avait pas démarré depuis 15 minutes qu’il descendait de la scène, guitare à la main, pour se promener dans la foule et s’arrêter quelques instants pour jouer à quelques centimètres de nous… Il n’en fallait pas plus pour faire monter la température dans la salle. Le public conquis était bien décidé à hurler sa joie d’être là.
Photo by @Kmeron
La bonne humeur se voyait aussi chez les musciens. Le batteur a passé une bonne partie du concert à gesticuler, sautiller et danser sans compter. Trois membres du groupes n’ont pas hésité à faire du « crowd-surfing » sur le morceau « hold up ».
Photo by @Kmeron
M a fait le spectacle. Habillé de lumière dans un costume à la Elvis, il a occupé la scène et fait participer le public sur quasi tous les morceaux, non sans humour parfois. Jusqu’à faire monter des gens sur scène et à jouer de la guitare avec une fan toute surprise d’être là.
Photo by @Kmeron
Après l’avoir vu lors de sa tournée précédente à Forest National, j’avais quelques a priori lié à ma déception d’alors. Après 2h20 d’un concert survitaminé, je serai un des premiers à acheter ma place pour son prochain passage. Il est magnifique d’assister à une telle débauche d’énergie et de générosité: voilà un artiste qui a réellement « donné » quelque chose à son public.
Google a récemment opéré deux changements intéressants sur sa fameuse page d’accueil:
L’agrandissement de la taille de son champ de recherche (septembre 2009)
Le « fade-in effect » ou l’apparition progressive de certains éléments de l’interface (décembre 2009)
Ces deux modifications graphiques, aussi légères soient-elles, montrent qu’il est toujours possible d’améliorer une interface. Aussi célèbre et intuitive qu’elle puisse être: qui a fait mieux que Google en terme de simplicité d’usage pour la recherche?
Le « fade in » m’intéresse beaucoup: c’est une innovation toute simple. Tellement qu’apparemment personne n’y avait pensé. Il s’agit de montrer d’abord à l’utilisateur ce qui « compte » dans l’interface: le champ de recherche et les boutons associés. Ensuite, si la souris bouge, le reste des liens, eux secondaires, est affiché.
C’est une manière d’à la fois réaffirmer son identité (« Google=recherche ») et de montrer au visiteur où est l’élément clé de la page.
Google explique sur son blog qu’ils sont d’abord passés par des tests. Au total, plus de 10 variantes ont été créées, et au final, une version a été conservée. Sa valeur ajoutée? Elle accélère le temps mis pour faire une première action (le « time to first action »).
Des petits aménagements qui améliorent toujours plus la qualité de l’interface tout en donnant l’impression de ne rien modifier de fondamental. C’est pas ça le génie?
Dunod nous a contacté, Jean-Marc et moi, pour préparer une troisième édition de « Réussir son site web en 60 fiches« . La précédente édition s’est bien vendue et le stock sera bientôt épuisé. Ce n’est bien sûr pas un Eric Emmanuel Schmitt, mais compte-tenu de l’audience visée et de l’absence quasi totale de promotion, c’est une jolie réussite.
Nous livrerons ces jours-ci le manuscrit de cette troisième édition. On garde bien sûr les fondamentaux qui font la pérennité de l’ouvrage: des fiches claires, accompagnées de deux études de cas, de chiffres et à l’occasion d’outils.
Quant à l’audience visée, elle reste la même: chefs de projet internet/intranet, commanditaires, webmasters, designers ou surfeurs critiques. Loin des buzz, des coups de pubs et de marketing, cet ouvrage est avant tout un condensé ce qui fait qu’un site est dit « professionnel ».
L’ouvrage devrait sortir au courant du mois de mars 2010 (à confirmer). Si vous ne nous avez pas encore lu, ce sera sans doute le moment.
Jean-Marc publie sur son site un poster bien utile pour se rappeller les fondamentaux du référencement. A sauvegarder, à envoyer ou à afficher: faites-en bon usage!
Une fois n’est pas coutume, je ne parlerai dans cette note ni de web, ni de musique, mais bien de course à pied. Ma première expérience de trail, durant « La Bouillonnante« , un superbe parcours dans la région de Bouillon. Voici un compte rendu de mes 4h20 de souffrance et de plaisir…
Je n’ai jamais fait de trail. Cela fait plus de 5 ans que je cours, j’ai fait quelques courses et quelques semis sur route. C’est mon ami Seb qui m’a motivé à participer à cette course, convaincu que cela me plairait. Il ne s’est pas trompé. J’ai opté pour le 24km et pris comme objectif de finir la course, sans souffrance excessive.
J’ai fait une préparation légère, surtout motivée par le fait que je voulais éviter une blessure. Je souffre de périostite chronique et j’ai heureusement évité de grosses crises grâce à cette approche. Trois sorties par semaine: deux courtes (50 min) et une longue en endurance (1h30, parfois 2 heures).
Le matin de la course arrive. Le réveil sonne à 5h30 et curieusement, je ne stresse pas. Alors que la semaine qui a précédé fut assez soucieuse. Peur de ne pas dormir, peur de devoir faire face à l’inconnu d’une épreuve longue… Nous faisons la route avec Seb qui a malheureusement passé une nuit d’enfer, victime d’une sale indigestion.
Arrivé à Bouillon, la pluie est au rendez-vous. Il fait froid, humide. A 9h15, nous papotons avec quelques coureurs et à 9h40 le départ est donné. C’est un régal. La course se passe de manière impeccable. J’éprouve un plaisir fou à courir la forêt, grimper les rochers, admirer les paysages. La pluie n’a pas d’importance. Je me sens hyper bien. Seb est à la traîne et me pousse à ne pas l’attendre. J’apprendrai plus tard qu’il a abandonné, son indigestion a eu raison de sa motivation. Lui qui a parcouru les 80km du trail de Paris avec succès! Mais il avait raison, c’est génial. Je m’étonne moi-même: j’ai les réserves, les bonnes sensations.
Je m’arrête plusieurs fois pour prendre des photos, tout sourire et ai le sentiment de maîtriser l’épreuve. Au ravitaillement, mon chrono est là: 1h30! Je serais donc parti pour un chrono de 3h00, 3h30 peut-être. Ce qui d’après mes renseignements, serait plus qu’honorable!
Manque d’expérience? La deuxième partie de course tourne au cauchemar. Directement après le ravito, c’est le premier mur. Arrivé devant, je me suis même arrêté 10 secondes, surpris de l’incongruité de l’épreuve: ce n’est pas de la course à pied, c’est de l’escalade! Soit. J’y vais. Cela se passe bien et crois avoir dompté une grosse difficulté. Non. Ce n’est que le début. Jusqu’aux fameuses échelles de Rochehaut tout ira bien. Mais c’est là que la course prend un virage définitif: je ressens un premier début de crampe, que je sous-estime d’abord. Je n’ai jamais eu de crampes en cinq années de CAP…
La course devient un vrai cauchemar, les murs se succèdent, la boue m’emprisonne. Je n’ai pas de chaussures de trail et je le regrette: je glisse, n’ai pas d’appui, mes chevilles trinquent. Je chute sur les planches glissantes d’un petit pont. Chaque descente devient pour moi aussi terrible qu’une montée. Je souffre, mais le plaisir reste… C’est une sensation difficile à expliquer. Il y a quelque chose d’animal dans cette façon de se battre avec la nature, de lutter contre soi-même, d’être réuni avec d’autres dans cette épreuve.
Les crampes ne me lâchent plus. Plusieurs fois, je dois m’arrêter. Me coucher à même le sol pour tenter de dompter ces douleurs qui paralysent mes cuisses.Plusieurs participants tenteront de m’aider. Une coureuse passe et me prévient: ces crampes ne me lâcheront plus. Elle aura raison. Ma frustration grandit: je ne sais quasi plus courir. Les montées, la boue, les crampes mettent à mal chacune de mes tentatives de relance. Mais j’ai une certitude: je passerai la ligne d’arrivée.
L’arrivée approche et les escaliers pour la rejoindre sont ma dernière croix. Arrivé en haut, étourdi, les jambes raides, j’aperçois Seb et la ligne d’arrivée: 4h20 pour finir!
Je ne sais pas ce qui s’est passé. Comment ai-je pu perdre autant sur la deuxième moitié? Manque d’expérience,d’entraînement, mauvaise gestion de l’effort? Je dois décanter cela un peu. Mais quelle expérience! Une chose est sûre: je reviendrai!
L’hyperlien est à la base du web. C’est un élément primordial. Et pourtant, il est trop souvent négligé. Pour que la cliquabilité d’un site soit optimale, la cohérence de son formatage est essentielle.
C’est assez simple:
Réservez une couleur aux hyperliens. Vous n’utiliserez que celle-là.
Réservez leur également un formatage (soulignement, gras,…).
Respectez les standards: le bleu souligné est utilisé pour le liens.
Le bleu n’est pas cliquable. Ce qui est contraire à un standard historique.
Le texte noir à gauche (dans la boîte « A lire aussi ») est cliquable, mais la même couleur ne l’est pas dans le reste du texte. La même couleur donne lieu à deux comportements différents de l’interface.
Un inconfort d’utilisation qu’il est pourtant relativement simple à corriger…
Nous l’évoquons dans notre livre, la qualité d’un message d’erreur est de toute première importance. C’est une partie intégrante de la confiance que l’utilisateur peut avoir vis-à-vis d’une interface. Il est important de suivre quelques principes:
Ne pas avancer d’arguments techniques. Ceux-ci sont incompréhensibles pour le commun des mortels.
Déculpabiliser l’utilisateur en lui indiquant que ce n’est pas sa faute, mais bien celle du système.
Si possible donner un indice sur la raison de l’erreur. Ce qui permet à l’utilisateur d’éventuellement recommencer ou de revenir plus tard.
… Et, pourquoi pas, apporter une touche d’humour (bien dosée cependant), comme TweetDeck lorsqu’il ne sait pas mettre à jour les Tweet de Twitter: « don’t panic »…