Faire simple AUSSI pour des utilisateurs professionnels
« Ils comprendront! », « Ce sont des utilisateurs professionnels! », « On ne va pas les ennuyer avec ces détails », « Ce sont des gens sérieux », « ils vont s’habituer »… Le type de répliques habituelles lorsque l’on discute certaines questions de design graphique ou fonctionnel dans un cadre B2B. Sous prétexte que le site ou l’application est destiné à un utilisateur professionnel, on évacue les questions de facilités d’utilisation ou d’émotions.
Comme on le disait le sourire en coin à l’école: « Ton prof aussi va aux toilettes! ». Le client auquel on s’adresse est un être comme tout le monde: il éprouve de la difficulté avec certaines applications informatiques, ne maîtrise pas nécessairement la langue de l’interface, il écoute de la musique, a une famille, est doté d’une sensibilité, aime se détendre… Ce n’est pas parce qu’il utilise un site dans un cadre professionnel que tout à coup, il est devenu une machine.
Aborder tous les utilisateurs de la même manière
Je pousse à considérer tous les utilisateurs de la même manière. Quand on crée une page web, un bouton qui est mal placé l’est pour tout le monde. Qu’importe le type d’utilisateur. Les règles de base de l’ergonomie et de la usability sont les mêmes pour tout le monde.
Par contre, c’est dans le choix de l’univers sémantique et la définition des fonctionnalités que l’on fera la différence. EBIT veut dire quelque chose pour un utilisateur financier, rien pour un particulier. On peut même aller plus loin en disant que EBIT ne veut rien dire non pour un utilisateur spécialisé dans la gestion de stocks en ligne. Qui pourtant, lui aussi, est un professionnel.
Les clés du succès sont connues:
- Connaître ses clients: cela ne ne peut se faire que via des interviews ou des études marché.
- Proposer une « réponse » via le design de ses produits.
On y reviendra plus tard. Mais dans ce secteur, faire simple est… compliqué. Parce que souvent, on fait face à des contenus très spécifiques, voire techniques. Et par fainéantise, on abrège les discussions par des sentences faciles: « ils comprendront, ce sont des utilisateurs très formés ». Faux. C’est faux.
La simplicité n’est pas une tare. La grande difficulté est souvent de faire comprendre qu’il s’agit même d’un avantage compétitif. Le degré d’adoption d’un outil dépend principalement de deux choses:
- Sa réponse à mes problématiques spécifiques
- Sa simplicité d’utilisation
Nous ne sommes pas nos utilisateurs. Ce sont des personnes comme tout le monde. Ils ont des besoins spécifiques. Ils veulent la simplicité.
Cela paraît évident, mais sur le terrain, rappeller ces règles de base est une nécessité.




tu peux également avoir le même discours envers des cibles très éduquées au niveau technologiques.. un informaticien éprouve les mêmes difficultés face à un site mal conçu.
Le degré d’adapotion d’un outil est très lié à la qualité de l’expérience, cela s’exprime souvent par l’utilité de la solution proposée.