Quand il s’agit de choisir un concert, j’ai plutôt tendance à m’orienter vers Dominique A (le 27/11 au Cirque Royal) pour la chanson française ou vers Sonic Youth (le 11/12 aux Halles de Schaerbeek) pour défouler mes envies rock. Hier, à l’invitation d’un ami et “parce que pour une fois, les madames veulent venir avec”, j’étais au concert de Bénabar à Forest National.
Je connais assez bien les deux albums “Reprise des négocations” et “Les risques du métier”: deux opus agréables à écouter. Toutes les petites choses de la vie quotidienne, croquées avec beaucoup de finesse pour faire rire et pleurer. Il est impossible de ne pas s’identifier aux chansons de Bénabar: elles racontent la vie de tous les jours, celle que nous connaissons tous. Hier, bien qu’intéressé, je ne m’attendais pas à un concert d’antologie. D’autant que Forest National n’est pas la meilleure salle de concert (mais quelle acoustique de m****!) pour ce type de musique
J’ai été contredit… et de manière cinglante. J’ai découvert un artiste énergique, sincère et virevoltant. Dans un décor dépouillé, avec un minimum d’effets lumineux, Bénabar a livré un concert prenant. Il couvrait des kilomètres en courant sur scène alors que tour à tour, la salle riait, applaudissait et versait des larmes… Avec un orchestre de 10 personnes et une forte présence des cuivres, l’ensemble donnait un aspect fanfare (voire Music Hall) et joyeux. Impressionnant aussi, la densité du silence dans la salle quand Bénabar se livre seul au micro accompagné du piano. Du grand art. Et je ne fut pas le seul à apprécier: on a assisté à 6 rappels!
Je me suis surpris à éclater de rire (une première en concert!) à l’écoute d’une chanson inédite intitulée “La Pierrade” pendant que sur “Bruxelles” – “une ville dans la nord de la France” déclare Bénabar pour chambrer la salle – le public hurle chaque parole. Bref, 2 très grosses heures de plaisir intégral. D’autant plus plaisant qu’innatendu.
Tags: Bénabar


